Alimentation
En terre de « Neuve-France », les règles du jeûne et de l’absti-nence sont prescrites à la fois dans le Catéchisme du diocèse de Québec publié en 1702 par Monseigneur de Saint-Vallier et dans son Rituel publié l’année suivante. Durant les quatre semaines précédant Noël et les quarante jours précédant la fête de Pâques les fidèles doivent jeûner ou faire abstinence de viande. Au total, le calendrier liturgique comporte 145 jours de renoncement ou de privation alimentaire. Outre ces journées d’interdits, les habitants de la Nouvelle-France peuvent compter sur une nourriture abondante et variée.
Fusil de traite, vers 1735
Grande Bretagne
]Musée de la civilisation, 89-13552
The Dinner of Ceremony at the Château, non daté
Louis Rossi
dans Francis Parkman, Count Frontenac and New France under Louis XIV,
1897
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec,
289.7.1
Le temps des fêtes en Nouvelle-France, non daté
dans Le Samedi, 1941
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 505.6
Nature morte, non daté
Juan de Hermida
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1991.314
[i]Nature morte,[/i] non daté
Juan de Hermida[br]Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1991.315
La Gourmandise, non daté
Gerrit Van Honthorst
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1991.513
Un souper chez un seigneur canadien, non daté
dans Philippe Aubert de Gaspé, Les Anciens canadiens, 1925
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 648.5
Un souper chez un seigneur canadien
« Le menu du repas était composé d'un excellent potage [...] d'un pâté froid, appelé pâté de Pâques [...]. Ce pâté, qu'aurait envié Brillat-Savarin, était composé d'une dinde, de deux poulets, de deux perdrix, de deux pigeons, du râble et des cuisses de deux lièvres : le tout recouvert de bardes de lard gras. [...] De gros oignons, introduits ça et là, et de fines épices, complétaient le tout [...] la croûte du dessous, qui recouvrait encore de trois pouces les flancs du monstre culinaire n'avait pas moins d'un pouce d'épaisseur. Cette croûte même, imprégnée du jus de toutes ces viandes, était une partie délicieuse de ce mets unique. »
Le festin
« Lorsque monsieur le Gouverneur et madame la Gouvernante feront l'honneur à quelque particulier d'aller manger chez lui, il est à propos que ce soit pour y dîner et non pour souper, afin de retrancher par là les longues veilles, les passe-temps dangereux, et les autres suites fâcheuses qui ont coutume d'arriver des festins et des assemblées de nuit. »