Les paroisses
En Nouvelle-France, deux systèmes se partagent cette tâche. D'une part, le régime seigneurial règle la propriété du sol et de ses ressources et détermine l'apparition de certains paysages originaux, notamment la grille de terrains rectangulaires que forment les rangs. D'autre part, et contrairement à la seigneurie qui précède l'arrivée des colons, la paroisse, qui détermine aussi l'organisation du sol, succède au peuplement du territoire. Forme d'organisation spatiale centrée sur l'encadrement des individus, la paroisse est à l'époque l'institution la plus proche des habitants. Milieu de vie, la paroisse est également la base de l'organisation civile, politique et bien sûr religieuse de la colonie. La paroisse joue ainsi en Nouvelle-France un rôle élargi qui n'est pas restreint à des fins religieuses. Par exemple, l'État l'utilise régulièrement à des fins administratives, notamment pour la milice et les recensements. Enfin, l'érection de la paroisse est une preuve de l'enracinement des habitants dans un territoire encore neuf et de l'amélioration de leurs conditions de vie.
Cahier qui contient le petit catéchisme pour être appris aux jeunes enfants micmacs, vers 1750
(Micmac à gauche, français à droite)
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, MS-64
Premiers missionnaires résidents, septembre 1634, non daté
dans Fastes trifluviens: tableaux d'histoire trifluvienne sous le régime français, 1931
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 590.3.29
Arrivée des Ursulines, 9 octobre 1697, non daté
dans Fastes trifluviens: tableaux d'histoire trifluvienne sous le régime français, 1931
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 590.3.29
L'arrivée de Mgr Montmorency-Laval à Québec, non daté
Maurice Petitdidier
dans Émile Gervais, Le Vénérable François Montmorency-Laval, 1952
Musée de la civilisation, bibliothèque du Séminaire de Québec, 645.4
L'Église de Sainte-Foy, 1855
Jospeh Légaré
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1991.34
Vue de l'intérieur de l'église des Récollets, non daté
Artiste inconnu
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.15654
Ville-Marie en 1642, 1886
W. Décary
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.16141
View from Esplanade, Quebec, non daté
Robert Auchmuty Sproule
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.17064
The Private Chapel of the Ursuline Convent, Quebec, 1840
John Richard Coke Smyth
Musée de la civilisation, collection du Séminaire de Québec, 1993.21100.26
Intérieur de la chapelle du Petit Cap, St. Joachim, 1850
M. Charles Laverdière
Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec, PH1986-0916
Plan d'Eglise par Mr Jean Maillou, vers 1715
Jean Maillou
Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec, Z-160
Érection paroissiale
Entre 1664 et 1684, Monseigneur de Laval érige vingt-cinq paroisses en Nouvelle-France. Cette sollicitude pastorale et épiscopale répond au besoin de l'évangélisation coloniale et des fidèles qui se regroupent en communauté. Bâtir des églises, ériger des paroisses, envoyer des religieux sur les territoires de la vallée du fleuve Saint-Laurent et en assurer la survie au moyen de dîmes permettent non seulement de diffuser la parole de Dieu mais également de s'acquitter de tous les autres emplois établis par la loi divine et ecclésiastique, telle que l'administration des sacrements, la célébration des offices et le salut des âmes.