Le blogue du Musée
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Accéder à un des trésors de l’Humanité et plus … si affinités ….

Le Musée de la civilisation conserve au Centre de référence  de l’Amérique française, un des trésors de l’Humanité, les fonds d’archives du Séminaire de Québec 1623-1800 et bien d’autres fonds.

Dans l’effervescence et la masse d’informations entourant les célébrations du 400e anniversaire de fondation de la ville de Québec, en 2008, il en est une qui n’est pas passée inaperçue aux yeux des Québécois, des Canadiens, des Francophones et des gens soucieux de la culture passée, présente et future : le fonds d’archives du Séminaire de Québec 1623 -1800 est entré au «Temple de la renommée» de la culture mondiale .  Nous, qui étions soi-disant « nés pour un petit pain », selon l’expression couramment véhiculée, nous accédons à la reconnaissance culturelle universelle ! Nous pouvons en être fiers et prendre la mesure de la valeur et de la place de nos archives et de notre culture.

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En effet, en 2007, l’UNESCO a consacré ce fonds d’archives en l’inscrivant au Registre de la Mémoire du Monde. Cette inscription rend justice au caractère unique, exceptionnel de ce fonds, par la valeur de témoignage complet, original des archives des activités du Séminaire de Québec. Elle reconnaît l’unicité et la richesse du fonds qui permettent de comprendre l’installation pionnière et l’enracinement des Français et francophones en Amérique et leurs ramifications historiques et contemporaines.

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15 mars 2010

Quand le français et la culture religieuse se conjuguent le temps d’une activité!

Depuis le mois de janvier 2010, le Musée de l’Amérique française et le Centre de la francophonie des Amériques offrent aux élèves du deuxième cycle du primaire, deux nouvelles activités qui contribuent à l’atteinte des compétences de deux disciplines différentes : Délier sa langue! (Français langue d’enseignement) et Une religion qui s’exprime aussi (Étique et culture religieuse).

 Pendant l’activité Délier sa langue, les élèves explorent différentes œuvres interactives à travers lesquelles ils découvrent des cultures et des paysages des Amériques où le français est bien vivant. Puis, après avoir visionné une fresque multimédia ponctuée par des témoignages sur la langue, ils élaborent un message témoignant de leur propre rapport à la langue française. Lire, écrire, communiquer et apprécier des œuvres sont autant de compétences sollicitées.

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Une religion qui s’exprime aussi! invite les participants à un parcours parsemé d’énigmes, toutes essaimées dans la chapelle extérieure du Séminaire de Québec. Faisant appel à leurs cinq sens, les élèves explorent les significations de différents symboles liés aux rites et pratiques de la religion catholique. Ils découvrent également et comparent des objets représentatifs de d’autres religions et spiritualités. Cette activité vise à favoriser la compréhension du phénomène religieux.

 Le 24 février dernier, un premier groupe d’une quarantaine d’élèves participait à ces activités. Rencontrée après l’expérience, une enseignante mentionnait que les enfants avaient trouvé les activités intéressantes et y avaient volontiers participé. Selon l’un des guides-animateurs, en pénétrant dans la chapelle, les enfants impressionnés se sont exclamés : « Wow! Comme c’est beau! »

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Aimeriez-vous connaître les mots et les expressions de la langue française qu’ils affectionnent plus particulièrement et qu’ils nous ont laissés en quittant? « Donnez-vous votre langue au chat? » « Jambette et gorgoton! » « Le temps est cru! » « Ouistiti, pirouette et cacahuète! »

Nous vous attendons donc avec votre groupe et comme un autre élève nous a écrit, nous vous disons : «  À la revoyure! »

10 mars 2010

La fin d’une époque : fermeture de Place au Moyen Âge

C’est avec un petit pincement au cœur que nous avons fermé l’atelier de costumes Place au Moyen Âge ce dimanche 7 mars 2010. Après plus de 7 ans, le très populaire atelier ferme ses portes et sera démonté.

Photo : Amélie Breton, Perspective

Photo : Amélie Breton, Perspective

Depuis son ouverture en 2002, Place au Moyen Âge accueille en moyenne 100 000 visiteurs par année. Au fil des ans, la popularité de cet espace dédié aux jeunes enfants et à leur famille ne s’est pas démentie. Les enfants étaient conquis par cette invitation à se costumer et à interpréter un personnage, dans un décor d’époque qui proposait une incursion fascinante dans le monde médiéval.

Ils ont été nombreux à venir et à revenir à chaque année revêtir la robe de l’aubergiste, le costume du dragon ou les habits du boulanger, à actionner la roue d’écureuil, à participer au chantier de construction de la cathédrale ou à nourrir les poules. Des milliers d’enfants ont grandit avec Place au Moyen Âge. Encore cette année, seulement pendant la Relâche scolaire 2010, plus de 3000 visiteurs ont fait leurs adieux à ce lieu magique.

On ne peut pas fermer un lieu aussi populaire, un véritable sucess story sans un pincement.

Heureusement, l’avenir est prometteur!

D’abord, Place au Moyen Age ne sera pas démoli. Il sera démonté et partira pour une seconde vie. En effet, le Musée a offert gracieusement l’atelier de costumes à l’organisme Les Vieux Métiers de Longueuil.

Et soyez rassurés, nous vous concoctons présentement un nouvel atelier de costumes!

En juin 2010, un tout nouvel espace consacré aux contes traditionnels ouvrira ses portes. Le petit chaperon rouge, le méchant loup, la sorcière, Petit poucet, les 3 petits cochons et bien sûr les princesses et les preux chevaliers seront au rendez-vous!

Surveillez l’ouverture de Il était une fois…

9 mars 2010

Fascinante collection Henri-Dorion

Parmi les collections conservées par le Musée de la civilisation, certaines permettent de saisir de façon remarquable l’ingéniosité et la créativité humaine. C’est le cas de la collection Henri-Dorion, qui comprend près de deux cents instruments de musique provenant du monde entier.

Lamellophone sanza d'Afrique

Lamellophone sanza d’Afrique

Flûte ichtyomorphe de Croatie

Flûte ichtyomorphe de Croatie

C’est au fil de ses voyages dans plus d’une trentaine de pays et à travers quelques dons d’amis connaissant sa passion que Monsieur Henri Dorion a constitué sa collection. Pianiste et géographe, il a été professeur à l’Université Laval, président de la Commission de toponymie du Québec et du Groupe d’experts des Nations Unies pour les noms géographique, sous-ministre adjoint aux relations internationales et enfin directeur de la recherche et des relations internationales au Musée de la civilisation.

Guimbarde komuz du Kazakhstan et son étui

Guimbarde komuz du Kazakhstan

Étui de guimbarde

Étui de guimbarde

Alors que ses responsabilités l’ont amené à voyager, ses intérêts de recherche l’ont rendu particulièrement sensible aux relations qu’entretiennent les groupes humains et leur environnement. Pour lui, les instruments de musique témoignent de ce lien, en plus d’illustrer les savoir-faire traditionnels et d’être des éléments-clés de l’expression de l’âme humaine.

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8 mars 2010

Centre muséopédagogique : accompagner l’enseignant dans son rôle de « passeur culturel »

Nous avons créé le Centre muséopédagogique , en 2006. Nous cherchions ainsi à maximiser le potentiel culturel et éducatif de l’institution. Ce laboratoire d’expérimentation en muséopédagogie, destiné aux enseignants, offre l’opportunité de concevoir, in situ, des situations d’apprentissage mobilisant diverses ressources du Musée. Via ce Centre, nous proposons donc une avenue inédite de perfectionnement aux enseignants du primaire, du secondaire et du collégial qui, en s’engageant dans un processus professionnel de formation continue, veulent dynamiser et rehausser la dimension culturelle de leur enseignement.

Ainsi, nous croyons que le Centre muséopédagogique contribue à une valorisation de la profession chez les enseignants. Il leur donne également l’opportunité de participer à une expérience professionnelle féconde, à une aventure personnelle valorisante et ce, dans une approche non formelle de la formation.


Notre définition de la muséopédagogie?


La muséopédagogie emploie des ressources muséales pour favoriser l’acquisition de connaissances culturelles, scientifiques et artistiques chez différents publics. Les stratégies muséopédagogiques se caractérisent par une mise en contact avec l’objet ou le lieu d’étude et privilégient les approches interactives, multisensorielles et ludiques.

Au Centre, les enseignants peuvent créer des projets individuels ou collectifs. Voici deux exemples :


Projet individuel : Jean-Pierre Verville, professeur d’éthique et culture religieuse, Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
Son projet : conception et mise sur pied d’un musée-classe de l’Humanité dans leur école, avec la collaboration de la Commission scolaire des Découvreurs

Quand la culture entre dans la classe…


« Grâce au Centre muséopédagogique, il me devient plus facile d’instaurer le Musée de l’Humanité dans ma classe. Cette collaboration me permet d’exploiter la culture pour établir des ressources pédagogiques innovatrices et ce, en pouvant compter sur l’expertise de plusieurs professionnels. Il devient agréable de concevoir des situations pédagogiques en sachant que je peux étaler sur trois années la réalisation de mon projet. Cette façon de concevoir la création est précieuse, je peux ainsi voir grand, me sentir compétent à franchir les barrières de l’innovation… Le Centre muséopédagogique est un espace dans lequel la culture est transmise comme une sagesse. Les rencontres avec les différents intervenants me stimulent à mieux définir mon rôle de passeur culturel ». Jean-Pierre Verville.




Projet de groupe : Neurones en action ou l’aventure de 14 enseignants au Musée


Groupe de la FEEP inscrit au Centre muséopédagogique.

Groupe de la FEEP inscrit au Centre muséopédagogique.




En mai 2007, nous avons eu le plaisir de travailler avec quatorze enseignants de la FEEP (Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec) pour un projet spécial : participer à la conception et à la réalisation d’un espace découverte sur l’apprentissage au Musée de la civilisation.


L’espace découverte Neurones en action a voulu laisser des traces de cette démarche muséopédagogique. Un tournage en coulisses relatant la participation des quatorze enseignants a été réalisé. Vous pouvez visionner une version de courte durée de ce tournage ci-dessous :





Pourquoi vous parle-t-on de cela aujourd’hui?


Parce que ça continue!

En effet, de nouveaux enseignants sont présentement inscrits au Centre pour amorcer leur projet pédagogique personnel.

De plus, un nouveau projet de groupe, impliquant six enseignants du secondaire en mathématiques, sciences et technologie, s’est amorcé en décembre dernier. Ce projet se fait dans le cadre de la future exposition Aux frontières de la science.

Et le Centre n’oublie pas les futurs enseignants…

On vous parle de tout cela bientôt…

17 février 2010

La « caverne d’Ali Baba »

La collection nationale qui est sous notre responsabilité compte plus de 230 000 objets, c’est énorme! Comme le Musée a été construit en plein cœur du quartier historique de Québec, le site est trop petit pour contenir à la fois les salles d’expositions, les aires d’accueil et une telle collection. C’est donc à la Réserve muséale de la Capitale nationale, située à une quinzaine de minutes du centre-ville, que l’on conserve tous les objets qui ne sont pas exposés. Ce lieu est une véritable caverne d’Ali Baba, sans le désordre bien sûr! Là-bas, tout est mis en œuvre pour que les objets soient conservés dans de bonnes conditions. L’objectif? Qu’ils puissent encore témoigner aux générations futures, dans plusieurs centaines d’années, de l’histoire et de la culture matérielle du Québec du passé.

Le dépôt des petits artefacts de matériaux composites, qui contient plus de 60 000 objets.

Le dépôt des petits artefacts de matériaux composites, qui contient plus de 60 000 objets.

C’est le lieu rêvé des amoureux des objets anciens de tout acabit : on y retrouve de vieux jouets, des vêtements de toutes les modes, des instruments scientifiques ou de musique, des meubles ou encore une foule d’autres objets du quotidien datant pour certains du début de la colonisation française en Amérique. À la Réserve, tous ces objets sont regroupés selon les matériaux qui les composent : par exemple, tous les objets faits de bois sont ensemble, tout comme les peintures ou encore les animaux naturalisés.

Les textiles plats sont conservés sur rouleaux, afin d'éviter les mauvais plis.

Les textiles plats sont conservés sur rouleaux, afin d'éviter les mauvais plis.

La raison principale de ce classement est qu’on peut ainsi mieux protéger les collections de la dégradation puisque chaque salle a un climat particulier. Par exemple, le dépôt des métaux est maintenu beaucoup plus sec, pour éviter la corrosion des pièces. Et toutes les têtes de cire apprécient grandement la basse température de la chambre froide, comme les objets faits de peaux de la collection amérindienne, qui sont fragiles aux insectes… qui eux redoutent le froid! D’ailleurs, tous les objets qui entrent dans le bâtiment font un passage obligé dans une salle qui se nomme « la quarantaine », où ils sont sous observation pendant un certain temps. La Réserve accueille régulièrement de nouvelles acquisitions, mais les colonies d’insectes ne sont pas les bienvenues!

Les têtes de cire des mannequins de l'ancien Musée historique canadien, conservées dans la chambre froide.

Les têtes de cire des mannequins de l'ancien Musée historique canadien, conservées dans la chambre froide.

Sur place s’active toute une équipe dynamique qui inventorie, numérote, restaure, gère, emballe et déballe, documente et met en réserve les objets de la collection nationale. Un certain nombre de ces objets peuvent être vus dans les expositions du Musée ou d’autres institutions qui les empruntent, mais beaucoup attendent que ce soit leur tour d’être sous les projecteurs.

Tous les objets qui sont intégrés dans la collection sont numérotés.

Tous les objets qui sont intégrés dans la collection sont numérotés.

Et contrairement à la majorité des objets de notre quotidien, qui finissent aux déchets, les objets de collection sont privilégiés, ils ont l’éternité (ou presque!) devant eux…

9 février 2010

Haïti : exposition de photojournalisme

Les derniers jours ont été particulièrement actifs au Musée. Pourquoi « particulièrement »? Parce qu’à la toute dernière minute, une exposition s’est ajoutée à notre programmation. Il faut dire qu’il était impossible de la planifier : elle témoigne du drame vécu en Haïti depuis le 12 janvier dernier.

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Le photojournaliste Renaud Philippe, de l’agence Stigmat Photo, s’est rendu à Haïti dans les jours qui ont suivi le séisme. Il y a vécu des moments saisissants, bouleversants. L’exposition Haïti : Espwa Kouwaj, présentée au Musée du 2 au 25 février 2010, propose une vingtaine de photographies captées sur le vif par le photojournaliste et un montage vidéo d’une centaine d’autres. Les photographies du montage vidéo seront présentées au Musée jusqu’en avril prochain.

Les propos du photojournaliste sont poignants :

« Jamais je n’avais imaginé photographier une catastrophe d’une telle ampleur. »

« Je n’ai qu’un seul souhait : que l’on continue d’en parler; que l’on se sente concerné! »

« Tout ce qu’il reste c’est l’espoir. »

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Photo : Renaud Philippe, Agence Stigmat photo

Le vernissage de cette exposition a lieu ce soir, le 1er février,  à 17 h 30, à l’occasion de l’ouverture du Mois de l’histoire des Noirs.

Vous y êtes cordialement invités.

1 février 2010

Tête à tête avec Descartes ou chronique d’une mission singulière


Sylvie Toupin, conservatrice des collections scientifiques

Sylvie Toupin, conservatrice des collections scientifiques

Il y a de ces moments où l’on se dit qu’on a de la veine de faire ce métier-là. En côtoyant le monde fabuleux des objets de collections, nous faisons l’expérience de capturer un peu plus, chaque jour, des morceaux de l’histoire et de l’humanité.

Dans le cadre de l’exposition Copyright humain, une exposition sur la pensée, j’ai reçu le mandat, en octobre dernier, d’accompagner des objets, en provenance de deux musées français, dans leur parcours jusqu’au Musée de la civilisation à Québec. Ma mission consistait à faire voyager dans les meilleures conditions possibles des pièces de très grande valeur historique parmi lesquelles se retrouvaient le crâne de René Descartes conservé au Museum d’histoire naturelle de Paris et la Pascaline, première machine à calculer de Blaise Pascal, gardée précieusement au Muséum Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand.

Je me suis dit dès le départ que cette opération n’avait rien de banal, bien au contraire. Descartes et Pascal, pour la conservatrice des collections scientifiques que je suis, se situent parmi les grands hommes de sciences et de philosophie qui ont marqué l’histoire du monde. J’avoue même avoir eu quelques palpitations à l’idée d’avoir un contact privilégié avec ces pièces constituant aujourd’hui le patrimoine de l’humanité.

Museum national d'histoire naturelle de Paris

Le 26 octobre au matin j’ai rendez-vous au Museum d’histoire naturelle de Paris où m’attends une équipe de conservateurs et de techniciens. Les objets sont déjà installés sur la table de travail. On procède aux constats d’état des pièces ou à l’examen méticuleux des objets pour relever leur état de conservation. À cette étape, nous prenons de nombreuses photos ce qui me donne l’occasion de scruter le crâne de Descartes sous toutes ses « sutures ».

Le crâne de René Descartes. Collection Museum national d'histoire naturelle de Paris.

L’examen du crâne de René Descartes conservé au Museum d’histoire naturelle de Paris.

Ensuite nous procédons à la mise en caisse en s’assurant que les artefacts soient bien stabilisés et sécurisés dans leur écrin de transport. Les caisses sont fermées à clé et entreposées en réserve en attendant leur départ pour Québec.

Le matin suivant, je prends le train de Paris en direction de Clermont-Ferrand où je dois recueillir la Pascaline. Au cours du trajet le paysage se transforme et déjà je vois au loin la silhouette des montagnes et des volcans éteints m’indiquant que nous approchons de l’Auvergne qui s’élève dans le Massif central.

Après deux heures de route, j’arrive à destination et à l’aide d’une carte, je repère le Muséum Henri-Lecoq. Marchant en direction du Musée, je découvre Clermont-Ferrand, une ville calme, pleine de charme où se côtoient traditions et modernité. Soudain un édifice ancien à bannières colorées attire mon regard, il s’agit bien du Museum.

Museum d'histoire naturelle Henri-Lecoq à Clermont-Ferrand.

Muséum Henri-Lecoq de Clermont-Ferrand.

La directrice qui m’accueille m’invite dans son bureau à l’ambiance feutré et chaleureux où nous serons plus à l’aise pour travailler. La rutilante machine à calculer est installée sur son bureau. Avant de procéder au constat d’état et à l’emballage, je m’offre du temps pour l’examiner de près. Avec la directrice nous échangeons des informations sur son histoire, son mode de fonctionnement, sa facture. Ingénieuse machine tout de même. Le constat et la séance de photos terminés, nous signons tous les papiers d’usage et la pièce est enfin prête pour le voyage.

Pascaline. Collection Museum d'histoire naturelle Henri-Lecoq à Clermont-Ferrand.

La préparation de l’emballage de la Pascaline au Muséum Henri-Lecoq.

Je souhaite profiter d’un court moment pour visiter le Musée mais il s’apprête à fermer. J’apprends en cours de discussion que ce très sympathique musée régional abrite de riches collections d’objets ayant appartenu notamment à Louis Pasteur et à Lavoisier, père de la chimie moderne. Je reviendrai….

Mercredi matin, très tôt, nous prenons la route en camionnette avec notre précieux objet en direction de Paris. La directrice du Musée Lecoq est aussi du voyage car elle accompagnera la pièce jusqu’à sa mise en vitrine à Québec. Une fois à Paris, la Pascaline est placée sous haute sécurité dans l’entrepôt de notre firme de transport spécialisée. Nos agents nous livrent les dernières consignes en vue du départ des caisses d’objets par avion le lendemain matin.

C’est le jour « J » et au levée du soleil je quitte l’hôtel avec l’agent de transport pour la cueillette des caisses à l’entrepôt et leur déplacement vers l’aéroport. Je suis amenée à la zone cargo de la compagnie aérienne où je dois assister à la mise en palette des caisses afin d’assurer la bonne manutention du chargement. Lorsque cette opération est terminée, je rejoins mes collègues du Museum d’histoire naturelle de Paris et du Musée Lecoq qui assurent le convoiement jusqu’à Québec. En préparation de l’embarquement, des transitaires nous assistent à travers les étapes et les formalités habituellement requises lors du transport de pièces de musée. Tout est conforme et nous décollons pour 7 heures d’envolée sans trop de turbulences.

À l’arrivée, notre transitaire posté à Montréal nous rejoint et nous guide vers les douanes canadiennes. Quelques tampons et vérifications, puis nous allons récupérer nos caisses qui sont chargées avec soin dans un camion conforme aux transports muséologiques. Notre équipe de convoyeurs suit en voiture le chargement tout au cours du trajet de Montréal à Québec.

En début de soirée, nous arrivons au Musée de la civilisation où les objets sont déchargés et conduits dans une salle de haute sécurité pour un séjour d’au moins 48 heures afin de leur permettre de s’acclimater.

Au déballage nous constatons que le crâne de Descartes, la Pascaline et d’autres artefacts sont tous en bonne condition. Ils ont très bien voyagé. Sous le regard de nos collègues conservateurs les objets sont positionnés dans leur vitrine respective et ensuite sécurisés. Ils sont fin prêts à être vus par le public.

Cro-Magnon et Descartes

Crâne de cro-magnon et crâne de René Descartes. Collections du Museum d'histoire naturelle de Paris - Musée de l'Homme.

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Mise en vitrine de la Pascaline

Mise en vitrine de la Pascaline. Collection du Museum d'histoire naturelle Henri-Lecoq, ville de Clermond-Ferrand.

Les conservateurs-convoyeurs sont satisfaits de la mission et avant de nous quitter ils nous laissent sur ces mots « Nous sommes rassurés, nos objets sont en bonne compagnie! »

À travers toute la logistique et la préparation technique que requiert le convoiement d’artefact de Musée, il y a aussi la rencontre avec l’objet, le moment d’intimité et de proximité, véritable tête à tête avec la mémoire du monde.

21 janvier 2010

L’artiste Sandrine Saïah dans l’exposition Copyright humain

L’exposition Copyright humain aborde notamment les notions de liberté et de créativité en lien avec le développement de la pensée humaine. Qui dit liberté, évoque le choix. Choix anodins. Choix personnels. Choix moraux. Choix de société. Choix artistiques.

On retrouve dans cette section de l’exposition une œuvre de l’artiste française Sandrine Saïah : .

Là, par Sandrine Saïah

Là. Sandrine Saïah. 1999

Cette sculpture est un douloureux rappel au passé du port négrier de Bordeaux. Pour l’artiste, « devient un lieu hypothétique où le passé et le futur se télescopent et laissent à l’instant présent un goût incertain ».

Nous avons eu le privilège d’accueillir Mme Saïah lors de l’ouverture de l’exposition et lui avons demandé de nous raconter son parcours et, plus particulièrement, ce qu’elle souhaite évoquer avec son œuvre.

11 janvier 2010

Noël, c’est emballant!


Offrir des activités festives pour toute la famille pendant le temps des fêtes est une tradition pour nous! Lutins, chants, comédie musicale, ateliers famille, animation vous attendent du 26 décembre au 3 janvier! Cette programmation se déroule sous un décor composé d’ornements anciens tirés de la collection du Musée et d’un grand sapin tout en aluminium réalisé par l’artiste Julie Savard.


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Mon plus beau souvenir de Noël sur Flickr

Partagez avec nous la magie que vous inspire cette période de festivités. Joignez notre galerie de photos sur Flickr en nous transmettant vos plus beaux souvenirs de Noël.

Les photos sont présentées en visionnement continu au Musée sur un écran et ce jusqu’au 3 janvier 2010.

Amenez grand-papa, grand-maman, cousins, cousines pour passer de merveilleux moments en famille!


10 décembre 2009

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