Comme à la campagne, en ville, toute la famille travaille dur, mais ici, l'ouvrier passe de longues journées à l'intérieur, dans une atmosphère malsaine, à effectuer des tâches répétitives. Il est soumis à l'autorité d'un contremaître et ne décide de rien.
Sa vie sociale est aussi très différente. Dans l'anonymat de la ville, la sociabilité, l'entraide et la solidarité du village et de la paroisse sont absentes. L'ouvrier se retrouve plutôt au sein d'un nouveau groupe social : le prolétariat urbain. C'est désormais dans le quartier que s'exprime la sociabilité. Les grands espaces et l'air pur sont choses du passé.
En ville, où l'ouvrier côtoie des anglophones et des protestants, le paysage religieux et social est très différent malgré la présence de nombreuses églises et de paroisses urbaines.
© Musée de la civilisation, 2008 - Crédits