Musée McCord, VIEW-2942
Musée McCord, MP-0000.27.38
Musée McCord, MP-0000.1452.1
Avec l'industrialisation, l'exode de la population rurale et l'immigration britannique massive, les villes du 19e siècle se développent rapidement et de façon anarchique. En 1816, la population de Montréal est de 10 000 habitants. Elle passe à plus de 57 000 en 1851 et dépasse 267 000 en 1901. La population du Québec qui habite en ville passe de 11,2 % en 1831 à 27,8 % en 1881 et à 36,1 % en 1901.
Des quartiers ouvriers croissent, remplis d'édifices étroits à plusieurs étages entassés les uns contre les autres dans des conditions insalubres. À l'opposé, des quartiers bourgeois prospèrent en périphérie des villes, en hauteur, bien aérés et à l'ombre des arbres. De luxueuses villas y abritent les patrons, les banquiers, les politiciens et les gens d'affaires. À Montréal, ce sont les rues Saint-Hubert et Saint-Denis, les abords du mont Royal ainsi que Westmount, Outremont et Notre-Dame de Grâce. À Québec, ce sont la Haute-Ville et Sillery.
© Musée de la civilisation, 2008 - Crédits