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Extrait de la troisième section de l'exposition
DIAMANT ÉTERNEL

AU XVIIe SIÈCLE, LE SAVIEZ-VOUS?


Vers 1600, les gemmes prennent le pas sur les montures, le rôle du métal se réduisant à celui de support. Ce changement majeur survient alors que la production indienne de diamants atteint son maximum.

L’émail disparaît de la face visible des bijoux, pour se cantonner à leur face cachée.

Au classicisme de la Renaissance succède le naturalisme avec ses gerbes de fleurs, ses rubans souplement noués et ses formes simples (losanges, ovales, cercles).

Montés très serrés, les diamants dessinent des lignes et des grappes. Leur taille en rose s’y combine aux tailles vieillissantes de la pointe et de la table.

Les premières tailles en brillant font leur apparition, contribuant à mettre le diamant en vedette.

Dans les montures, l’argent commence à remplacer l’or — dont les reflets jaunâtres font ombrage à la brillance du diamant.

pendentif

Pendentif à boîtier rond
Or, diamants et émail
Milieu du XVIIe siècle
Pays-Bas
Prêt de l'église Saint-Willibrordus, Anvers, Belgique

Ce bijou est composé de 23 diamants de première qualité taillés en rose,
soit une pierre plus grande au centre ceinte de trois rangs de sept
pierres. La rose au sommet cache la bélière. Ce joyau a été offert à
l'église Sint-Willibrordus par l'épouse de Bartholomeus Tollinckx.
Remarquez une plaque en argent portant l'inscription « 8 avril 1677 », qui
servait d'attache à la couronne de Marie, sur laquelle le pendentif était
monté.
(L'endroit de ce bijou)

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