IX. Royal et sublime, le diamant au cur des pouvoirs
Patrick Absalon
(Extraits)
Adamas, la pierre indestructible, diffuse et concentre, dit-on, des pouvoirs infinis. Taillée en pointe ou en brillant, sertie dans un anneau, montée au sommet des couronnes, peinte au corsage dans les portraits de cour, elle représente le troisième il qui révèle lâme de celui qui la porte. Son histoire nen finit pas de sécrire, entre rêve et réalité, poésie et science.
Si les yeux de nos contemporains semblent attirés irrémédiablement par léclat et la beauté du diamant, cela nest pas seulement en raison de sa rareté et, partant, de sa cherté. La gemme en question, depuis Pline lAncien (23-79 après J.-C.), nourrit tous les fantasmes et devient un objet synonyme de pouvoir. Plus exactement, dans notre monde occidental, le diamant évoque deux types de force : le pouvoir hérité de Dieu, surtout masculin, dune part, et la séduction, avant tout féminine, dautre part. Pour certains, notamment les détenteurs dun pouvoir politique fréquemment absolu, le diamant cristallise cette supériorité, tandis que la séduction, des déesses grecques à Marilyn Monroe, associe le diamant, ainsi que toutes les pierres précieuses, à un monde captivant de beautés attirantes. Mais avant cela, il nous faut évoquer rapidement la science infuse qui se niche dans les molécules du diamant, ce qui permettra peut-être de comprendre pourquoi le diamant demeure la pierre des rois.
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