Le dragon n'arrive pas au monde partout à la même époque et il ne s'y manifeste pas de la même manière. Les dragons font partie du folklore et des légendes d'une multitude de sociétés.
C'est en Chine que le dragon aurait foulé le sol terrestre pour la première fois. Dans une perspective chronologique, une série d'objets et d'oeuvres témoignent de la pérennité de la présence du dragon à travers le temps et l'espace.
Comment peut-on définir un animal qui n'existe pas? En quoi le dragon se distingue des autres monstres imaginaires? Ses formes sont d'une grande variété, mais certaines caractéristiques semblent communes aux nombreux dragons du monde entier.
Pour imaginer des monstres, l'humain s'inspire des éléments de la nature, qu'il associe et transforme. Le dragon est un digne représentant de ce bestiaire hybride. Son aspect résulte de combinaisons qui varient en fonction de son origine géographique et de son rôle symbolique.
Au fil de l'histoire, des « preuves » ont nourri les légendes de dragons. L'existence de véritables dragons est une croyance répandue chez plusieurs auteurs du passé. Aristote en faisait mention dès l'Antiquité et Marco Polo affirma en avoir aperçu lors de ses voyages en Asie.
Dès le XVIe siècle, les cabinets de curiosités exhibèrent des chimères présentées comme des raretés du monde vivant. Les scientifiques démontreront plus tard l'aberration de telles compositions.
Le dragon est tout-terrain et sa maîtrise des 4 éléments décuple sa puissance. Il vit parfois sous terre, réfugié dans les grottes mystérieuses ou dans la terre, lorsqu'il personnifie un paysage ou provoque des séismes. Il est une puissance de la nature.
En Asie, il est le messager aérien entre l'homme et le divin, tandis qu'en Occident, il représente Satan, l'ange déchu, qui a conservé ses ailes. Les textes anciens le décrivent aussi crachant le feu, même si ce pouvoir destructeur apparaît essentiellement dans les images récentes. Enfin, l'eau réunit les dragons de tous horizons : souvent aquatiques, ils peuvent aussi amener la pluie. Celle-ci est source de vie, mais entraîne à l'occasion crues et inondations.
Les reptiles fascinent autant qu'ils effraient et font l'objet de croyances populaires. Le dragon hérite largement d'une nature reptilienne. Son nom issu du grec drakôn, dérivé du verbe derkomai, signifie « regarder avec intensité ».
On lui attribue le regard pénétrant du serpent, dont les paupières sont fixes et transparentes. Au XIXe siècle, de grands ossements sont interprétés pour la première fois comme des restes de reptiles géants disparus, les dinosaures. L'imagination des hommes associe ces derniers aux dragons légendaires, rescapés du Déluge et réfugiés dans des lieux inaccessibles.
Le dragon se voit confier des missions très diverses. Créature ambivalente, tantôt bienfaisante, tantôt malfaisante, il s’adapte à de nombreuses situations. Son rôle d’intermédiaire entre nature et culture, entre humain et divin, se révèle fondamental.
Un dispositif collectif propose aux visiteurs de concevoir leur histoire de dragon. Chacun choisit son personnage (le prince, la princesse ou le dragon) et fait progresser le récit. On peut ensuite voir son histoire dans l’exposition.
L'exposition présente des dragons imaginés par Guy Gavriel Kay, Bryan Perro et Élisabeth Vonarburg ainsi que des pièces d’art décoratifs ornées du fabuleux animal.
En Chine et dans la plupart des pays asiatiques, le dragon, symbole de vie, est une allégorie de la renaissance de la nature après l'hiver. L'imagerie le montre souvent crachant du feuillage, annonçant ainsi la belle saison. Sur le toit de la maison, le dragon chinois est disposé à l'Est, tourné vers le soleil levant.
Cette orientation suggère que l'animal veille au bon rythme du temps. Dans la tradition européenne, la disparition du dragon annonce la fin de l'hiver. Sous la forme d'une marionnette de procession, il est alors promené à travers la ville au moment des Rogations. Ce rite consistait autrefois à bénir les champs, afin de garantir de bonnes récoltes. Il s'est peu à peu métamorphosé pour devenir une fête carnavalesque, associée à la légende de saint Georges.
La force magique et la puissance du dragon incitent rois et empereurs à le diviniser et à en faire l'emblème de leur pouvoir. L'image de la créature devient un signe de reconnaissance.
Au temps des premières dynasties chinoises, les tribus dominantes choisissent l'animal, considéré alors comme bien vivant, pour affirmer leur supériorité. Cette distinction est sans doute à l'origine du dragon impérial, symbole de l'autorité.
Le dragon demeure toujours de nature ambivalente. Plutôt malfaisant en Occident, il est essentiellement positif en Asie. À Bali, on le place au-dessus du berceau des enfants. En Europe, la figure effrayante du monstre repousse les démons, notamment au portail des églises.
Dans l'Antiquité, certains peuples portaient dans la bataille un étendard en forme de dragon appelé draconarius, censé effrayer l'adversaire et protéger leurs troupes. Le dragon est ainsi devenu un emblème militaire.
On raconte que le dragon ne dort jamais. L'oeil aux aguets, il garde des trésors, souvent magiques, qu'il couve avec grande attention. Certains auteurs prétendent même qu'il a la passion de l'or.
Les dragons, comme beaucoup de créatures imaginaires, deviennent d'intéressants motifs décoratifs, présents sur de précieux objets d'art. Dans la joaillerie, ils sont de surcroît des signes protecteurs.
Dans les anciennes cosmogonies, ces premiers récits de la création du monde, les serpents géants et les dragons occupent souvent les premières loges. Ils sont synonymes de chaos, d'où émergent la nature domptée et les dieux tout puissants.
L'humain et le demi-dieu rencontrent parfois sur leur chemin un dragon menaçant qui sème la terreur autour de son repaire. Ils doivent le vaincre pour fonder ou libérer une ville, sauver une princesse ou s'emparer d'un trésor.
S'engage un combat, au terme duquel la bête disparaît, tandis que le héros est couvert de gloire. Ces légendes expriment divers rites initiatiques. La plupart symbolisent le passage d'un état à un autre, comme celui de la jeunesse à l'âge adulte. Les héros « tueurs de dragons » priment dans les légendes grecques et orientales. Ils deviendront des modèles pour d'autres religions et littératures.
Au sein du christianisme, le dragon est le « serpent ancien ». Il personnifie le diable, l'ange déchu. Il est l'une des figures centrales de l'Apocalypse de saint Jean, qui révèle les événements marquant la fin des Temps.
La fin du monde viendra du dragon, beau parleur et grand séducteur qui égarera ses victimes pour mieux les engloutir. Il est heureusement combattu par saint Michel, lequel le terrasse dans un duel aérien. Mais le dragon du mal peut aussi se nicher dans l'être humain : l'épisode du monstre avalant sainte Marguerite représente la lutte de chacun contre ses propres démons.
Bryan Perro, conteur, metteur en scène de théâtre et auteur de la très populaire série de livres jeunesse Amos Daragon (publié aux éditions Les Intouchables), collabore à l’exposition Dragons, entre science et fiction, présentée à compter du 9 mai prochain, au Musée de la civilisation à Québec. Il a accepté l’invitation que lui a lancée le Musée d’écrire un récit mettant en scène son célèbre personnage Amos Daragon.
Dans un parcours parallèle, Amos Daragon nous convie, en douze temps, à la naissance et à la métamorphose d’un noble dragon, Maelström, pour ensuite nous amener à découvrir l’objet de sa nouvelle quête. Cet objet permettra à Amos de réunir Maelström et son frère, une créature plus sauvage et impitoyable, pour rétablir l’équilibre entre le Bien et le Mal, entre les mondes de la lumière et ceux des ténèbres.
Découvrez la collection de petits dragons qui sera mise à l’encan,
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Découvrez la collection « VIP » de la Fondation du Musée!
Jusqu’au 29 septembre, venez admirer au Musée la «collection exclusive» de petits dragons qui ont été décorés par des personnalités provenant de diverses sphères d’activités (économique, culturelle et politique)!
Vous pouvez également consulter la section "photos des activités" de cette page, pour découvrir la collection complète
Ces dragons seront mis à l’encan lors du Grand Banquet de la
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Soirée-bénéfice et encan : 275$ par personne. Pour plus d’information: 418 644-0021
Tous les profits de cette soirée seront versés à la Fondation du Musée de la civilisation pour soutenir sa mission.
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Le gagnant du concours la folie des dragons.
À la suite de la folie des dragons qu’a fait déferler le Musée de la civilisation sur toute la ville de Québec, l’un d’entre eux a enfin été couronné par le public. Il s’agit de Dragoon, décoré avec imagination par Christophe et Réjean Tremblay, de Québec. Dragoon ira rejoindre ses congénères dans l’exposition Dragons, entre science et fiction, à compter du 28 mai et y restera jusqu'à la fin de l’exposition le 6 janvier 2008.
http://www.mcq.org/fr/hebergement.html
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