Sainte AgnÈsWillem Panneelsd'après
Pierre-Paul Rubens. |
St. AgnesWillem Panneels after Peter Paul Rubens. |
|
L’estampe hollandaise et flamande du 17e siècle n’est pas seulement un art complexe où la surabondance de tailles est primordiale. Elle peut tout aussi bien prendre la forme d’une petite œuvre plus ou moins élaborée qui, par sa diversité technique et esthétique, amène un point de vue différent sur la production graphique du siècle d’or de la gravure. Tel est le cas de l’estampe représentant Sainte Agnès de Willem Panneels (vers 1600-?). Dépouillée de tout artifice, cette eau-forte a l’aspect d’une œuvre incomplète. À l’exception du vêtement de la jeune sainte qui est un peu plus détaillé, le reste de la composition est baignée dans une pleine lumière où un simple tracé dessine la silhouette des figures et où quelques ombres sont taillées afin de suggérer leur volume. Bien que Panneels se soit attribué à lui seul la composition lors de l’impression du premier état, il a révisé sa signature au second, en identifiant Pierre-Paul Rubens comme véritable auteur. Graveur à l’atelier du peintre anversois, Panneels aurait emporté avec lui les dessins de son patron pour les exploiter sous son propre chef une fois rendu en Allemagne, où la loi sur les droits d’auteurs n’avait pas encore été entérinée. Cette correction laisse à penser qu’il aurait peut-être gravé cette jeune vierge romaine martyrisée sous l’empereur Dioclétien, avant son départ pour Cologne, vers 1630. Cette estampe est une épreuve du deuxième état. |
Dutch and Flemish printmaking in the 17th century was not only a complex art characterized by elaborate line work. Prints were just as likely to be small, rather simple works which, by their technical and aesthetic diversity, afforded a different perspective on graphic production in the golden age of printmaking. Willem Panneels’ (circa 1600-?) etching, St. Agnes, is an example in kind. Devoid of all artifice, this etching has an unfinished quality. Except for the young saint’s clothing, which is slightly more detailed, the composition is bathed in full light where a simple line traces the silhouette of the figures and shading is used to suggest volume. While Panneels attributed the composition to himself alone for the first state impression, he revised his signature in the second state, identifying Peter Paul Rubens as the true author. An engraver in the workshop of the Antwerp painter, Panneels is believed to have taken drawings by his master with him for his own use once established as an independent artist in Germany, where copyright law had not yet been ratified. This correction suggests that he may have etched the young Roman virgin, martyred under the Emperor Diocletian, before he left for Cologne, around 1630. This is a second state impression. |