La Conversion de saint PaulSchelte Adams Bolswert d’après Pierre-Paul Rubens. |
St. Paul’s ConversionSchelte Adams Bolswertafter Peter Paul Rubens. |
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Longtemps reconnu comme un persécuteur de l’Église de Jérusalem, arrêtant et emprisonnant ses adeptes, Paul, sur le chemin de Damas, est frappé et aveuglé par la lumière divine. Interpellé par Dieu qui le questionne sur ses persécutions, il se rallie à la foi, prêchant désormais la bonne nouvelle. Tiré des Actes des Apôtres, dans le Nouveau Testament, cet épisode de l’histoire de Paul est figuré dans deux compositions, la gravure de Schelte Adams Bolswert (1581-1659) et celle d’un graveur inconnu. Schelte Adams Bolswert a gravé la Conversion de saint Paul d’après l’huile sur toile de Pierre-Paul Rubens, datée vers 1616-1618. L’estampe du graveur inconnu dont la composition est en miroir de celle de Bolswert soulève cependant des interrogations. La gravure, imprimée en sens inverse et coupée au-dessus de la lettre, peut être le fruit d’une contre-épreuve, d’un report du dessin d’après le tableau de Rubens, face sur le cuivre, ou encore d’une copie dans le même sens de l’œuvre de Bolswert, inversée lors de l’impression. D’un extrême intensité, ces compositions marquent la puissance de la frappe de Dieu. Pendant que des cavaliers chevauchant des montures apeurées sont pris de stupeur, deux hommes se portent au secours de Paul gisant sur le sol. Très dynamiques et physiques, les deux burins sont tout en mouvement par de magnifiques corps dont les torsions et les tensions évoquent l’impact de la force divine frappant Paul sur le chemin de Damas. Fort bien nuancés, les clairs-obscurs permettent aux formes d’être modelées en volumes adéquats. Formées par un habile système de tailles, doublé de finesse et de précision, les ombres et les lumières traduisent une technique visiblement consommée. L’exemplaire de Bolswert est mis au carreau à l’aide de sanguine, c’est-à-dire qu’il a été quadrillé dans le but d’être reproduit. Cette estampe est une épreuve du deuxième état. |
Long known as an enemy of the Church of Jerusalem, arresting and imprisoning believers, Paul was struck and blinded by the divine light on the road to Damascus. Confronted by God about his persecutions, he turned from persecuting Christians to spreading their message. Taken from the Acts of the Apostles, in the New Testament, the story of Paul’s conversion is depicted in two compositions, an engraving by Schelte Adams Bolswert (1581-1659) and an engraving by an unknown artist. Schelte Adams Bolswert engraved The St. Paul’sConversion after an oil on canvas by Peter Paul Rubens, dated around 1616-1618. However, the unknown artist’s engraving, whose composition is a mirror image of Bolswert’s, raises questions. A reverse impression, cut over the lettering, it could have been made from a counterproof, a drawing traced after Rubens’s painting, placed face down on the copper, or a copy in the same direction as Bolswert’s work, reversed when printed. These extremely intense compositions convey the power of the Lord’s grace. The men on their frightened horses are stupefied, while two others assist Paul, who has fallen to the ground. Both engravings are made dynamic and physical by the movements of the magnificent bodies, their twistings and turnings evoking the impact of the divine force striking Paul on the road to Damascus. The very skilfully nuanced chiaroscuro models the volume of the figures successfully. Composed of a clever system of lines, enhanced with delicacy and precision, the shadows and light reflect the technique of a clearly consummate engraver. A red chalk grid was traced over Bolswert’s engraving so that it could be reproduced. This is a second state proof. |