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La Flagellation du Christ

La Flagellation du Christ

Paulus Pontius

d’après Pierre-Paul Rubens.
vers 1625-1630

The Flagellation of Christ

Paulus Pontius

after Peter Paul Rubens.
circa 1625-1630

Employé à l’atelier de Pierre-Paul Rubens entre 1624 et 1631, Paulus Pontius (1603-1658) a gravé une œuvre violente qui reprend une thématique fort bien connue des artistes du temps : La Flagellation du Christ.

Exécutée au burin, l’œuvre de Pontius illustre un épisode du Nouveau Testament qui n’est élaboré dans aucun des évangiles, les auteurs se contentant de mentionner le supplice. Gravée d’après un dessin préparatoire, qui, lui, découle d’une huile sur bois de Rubens datée de 1617 environ et conservée au Musée Voor Schone Kunste de Gand, l’estampe n’est pas parfaitement identique au tableau. Pontius a éloigné le point d’observation du spectateur, modifiant ainsi les paramètres de la composition. Non seulement a-t-il ajouté des éléments d’architecture et la présence d’un troisième tortionnaire, mais il a modifié quelque peu l’attitude de ses personnages.

Offrant de belles lumières, l’estampe témoigne d’un clair-obscur efficace. Ses variations lumineuses permettent d’éclairer judicieusement la prison et de modeler avec adresse les corps musclés des cinq hommes. Talentueux dessinateur et technicien, Pontius a gravé consciencieusement, en utilisant les nombreux arcanes de son métier.

Cette estampe est une épreuve du deuxième état.

Employed in Peter Paul Rubens’ workshop from 1624 to 1631, this engraving by Paulus Pontius (1603-1658) depicts a violent subject very familiar to artists of his day: TheFlagellation of Christ.

Pontius’ engraving illustrates an episode from the New Testament that is not recounted in any of the gospels, the authors simply mentioning the act of torture. Engraved after a preparatory drawing based on an oil on wood by Rubens dated around 1617 and kept at the Ghent Museum of Fine Arts, it is not an exact replica of the painting. Pontius has pushed back the viewer’s point of observation, altering the parameters of the composition. Not only did he add architectural elements and a third torturer, but he altered the poses of his figures slightly.

The chiaroscuro in the engraving is effective, creating beautiful light effects. The light variations illuminate the prison cleverly and skilfully model the muscled bodies of the five men. A gifted draughtsman and technician, Pontius executed his engraving conscientiously, using the many tricks of his trade.

This is a second state proof.