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Le Sacrifice d’Abraham

Le Sacrifice d’Abraham

Andreas Stock

d’après Pierre-Paul Rubens.
non daté 

Abraham’s Sacrifice

Andreas Stock

after Peter Paul Rubens.
undated

Buriniste et aquafortiste, Andreas Stock (vers 1580-vers 1648) a gravé principalement des portraits et des sujets religieux, notamment d’après les œuvres de l’Allemand Albrecht Dürer. Son estampe Le Sacrifice d’Abraham est, pour sa part, une fidèle reproduction d’une huile sur bois qu’a brossée Pierre-Paul Rubens dans le premier tiers du 17e siècle.

Tirée de l’Ancien Testament, l’histoire du sacrifice d’Abraham évoque la  crainte que doit éprouver l’homme envers son Créateur et l’obéissance absolue qu’il doit avoir envers ses commandements. Le patriarche biblique, mis à l’épreuve par Dieu, accepte d’immoler son fils unique Isaac et de l’offrir en holocauste. Abraham conduit son enfant sur une montagne que Yahvé lui a désignée. Alors qu’il s’apprête à  égorger Isaac, un ange intervient et retient son geste.

Exécutée au burin, cette œuvre est gravée dans le même sens que le tableau de Rubens, y voyant ici le fruit du report du dessin préparatoire, d’après le tableau, face sur le cuivre. Dédiée à T. Volberg, général des provinces confédérées de Belgique, l’estampe est élégamment structurée et détaillée. Toutefois, le dessin de Stock accuse une certaine maladresse sur le plan des proportions anatomiques, comme en témoigne la figure d’Abraham. Modelés par de riches ombres et lumières, le paysage et les trois personnages traduisent le souci de l’artiste à créer des volumes naturels et convaincants, mais aussi à exprimer le caractère poignant de la scène. Les arbres qui encadrent et épousent le mouvement d’Abraham sont d’ailleurs magnifiquement rendus.

Cette estampe est une épreuve du deuxième état.

>Engraver and etcher Andreas Stock’s (circa 1580-circa 1648) production consisted mainly of portraits and religious subjects, particularly after paintings by German artist Albrecht Dürer. His engraving Abraham’s Sacrifice is a faithful reproduction of an oil on wood painted by Peter Paul Rubens in the first third of the 17th century.

Taken from the Old Testament, the story of Abraham’s sacrifice evokes the fear man should have of his Creator and his absolute obedience to his commandments. The biblical patriarch, tested by God, agrees to sacrifice his only son Isaac. Abraham takes his child to a mountain as instructed by Yahweh. Just as he is about to slit Isaac’s throat, an angel stops his hand.

This work was engraved in the same direction as Rubens’ painting by placing the tracing of the preparatory drawing, after the painting, face down on the copper. Dedicated to T. Volberg, general of the United Provinces of Belgium, the engraving is elegantly structured and detailed. However, Stock’s rendering of the anatomical proportions is somewhat clumsy, as can be seen in the figure of Abraham. Modelled by rich shadows and light, the landscape and three figures reveal the artist’s desire to create natural and convincing volumes, but also to convey the poignancy of the scene. The trees that frame and follow Abraham’s movement are magnificently rendered.

This is a second state proof.