Le Mariage de la ViergeSchelte Adams Bolswert d’après Pierre-Paul Rubens. |
The Wedding of the VirginSchelte Adams Bolswert after Peter Paul Rubens. |
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L’épisode du mariage de la Vierge est relaté sommairement dans un court verset du premier chapitre de l’Évangile selon saint Luc : « Une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David, est nommée Marie ». Pierre-Paul Rubens a dû visiblement jouer d’imagination pour développer sa composition dont le tableau peint est aujourd’hui disparu. Il a privilégié le moment où l’officiant s’apprête à placer l’anneau au doigt de Marie. La scène est reproduite habilement par Schelte Adams Bolswert (1581-1659), alors graveur à l’atelier du maître d’Anvers. Sous l’œil attentif de Rubens, il a taillé avec adresse, élégance et détail les corps et les éléments d’architecture aux proportions étrangement dimensionnées. Harmonieuses, les ombres et les lumières sont diversifiées, enrichissant ainsi les tonalités qui non seulement sculptent les volumes mais contribuent à donner de la profondeur à l’espace. Cette estampe n’est pas le seul témoin de l’œuvre disparue de Rubens. Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675) a repris à la craie noire et au lavis la composition, et François Rageot le Jeune (1638-1670) en a gravé une copie au burin. Le Séminaire de Québec en garde d’ailleurs un exemplaire de cette dernière estampe dans la chapelle de monseigneur Briand, évêque de Québec de 1766 à 1784. Cette estampe est une épreuve du troisième état. |
The episode of the wedding of the Virgin Mary is briefly recounted in a short verse of the first chapter of St. Luke’s Gospel: "A virgin betrothed to a man named Joseph, of the house of David, and the virgin’s name was Mary". Peter Paul Rubens clearly exercised his imagination in developing the composition for his painting, the whereabouts of which are unknown today. He focuses on the moment when the officiant is about to place the ring on Mary’s finger. The scene is skilfully reproduced by Schelte Adams Bolswert (1581-1659), then an engraver in the Antwerp master’s workshop. Under Rubens’ attentive eye, he engraved the strangely proportioned bodies and architectural elements with deftness, elegance and detail. The smooth shadows and light are varied, enriching the tonalities, which create an impression of both volume and depth. This engraving is not the only evidence of Rubens’ now-vanished work. Abraham Van Diepenbeeck (1596-1675) copied the composition in black chalk and wash, and François Rageot the Younger (1638-1670) also made an engraving of it. The Séminaire de Québec keeps a copy of the latter in the chapel of Monseigneur Briand, bishop of Quebec from 1766 to 1784. This is a third state proof. |