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Portrait de Marguerite de Lorraine, duchesse d’Orléans

Portrait de Marguerite de Lorraine, duchesse d’OrlÉans

Schelte Adams Bolswert

d’aprè Anthony Van Dyck.
vers 1645

Portrait of Marguerite de Lorraine, duchess of Orleans

Schelte Adams Bolswert

after Anthony Van Dyck.
circa 1645

Quelques portraits féminins figurent au nombre des œuvres intégrées à l’Iconographie d’Antoine Van Dyck. Celui de Marguerite de Lorraine, duchesse d’Orléans (1615-1672) en est un exemple. Il représente une jeune femme richement vêtue et parée dont le regard accroche, au passage, le spectateur.

Van Dyck a brossé le portrait de la duchesse en 1631, alors qu’elle était en séjour aux Pays-Bas. Conservé à la Galerie des Offices de Florence, ce tableau n’est certainement pas étranger à  Schelte Adams Bolswert (1581-1659), dont l’estampe rappelle la composition. Bien que cette huile sur toile ne semble pas être le modèle immédiat du graveur, des études ou des esquisses dérivées de celle-ci lui ont fort probablement été présentées afin qu’il taille son œuvre.

L’estampe de Bolswert est toute en nuance. Elle offre un dégradé de lumière harmonieux et efficace qui, aidé de la souplesse des tailles, favorise un modelé naturel des vêtements. La tête, le corps et la main de la duchesse, immobiles et droits, offrent un contraste étrange avec ce rendu.

Cette estampe est une épreuve du troisième état.

Anthony Van Dyck’s Iconography includes a number of portraits of women, such as that of Marguerite de Lorraine, duchess of Orleans (1615-1672). It shows a young richly dressed and adorned woman who is looking at the viewer.

Van Dyck painted the portrait in 1631, when the duchess was visiting the Netherlands. Kept at the Uffizi Gallery in Florence, this painting was surely known to Schelte Adams Bolswert (1581-1659), whose composition bears a certain resemblance to it. Although the oil on canvas does not appear to have served as the engraver’s immediate model, he probably used studies or sketches after the painting to execute his work.

Bolswert’s engraving is full of nuance. The variation of light is smooth and effective and, together with the fluid line work, gives the clothing a natural appearance. The duchess’ head, body and hand, immobile and straight, contrast strangely with this rendering.

This is a third state proof.