TEXTE D'HISTORIEN

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Feu, feu, joli feu

Les superstitions au 19e siècle

Dans les campagnes du 19e siècle (1801-1900), le soir venu, on assiste parfois à des fêtes ou à des réunions autour du feu. C'est l'occasion de chanter et de raconter contes et légendes. Les superstitions y sont très présentes : elles permettent d'expliquer ce qui paraît parfois incompréhensible. Le diable et le loup-garou sont autant de personnages de ces récits.

Le feu follet est un autre de ces êtres étranges. On croyait que ces petites flammes brillantes que l'on voyait parfois dehors, la nuit, étaient en fait des revenants. On prétendait que leur but était d'effrayer et d'importuner les voyageurs en leur faisant perdre leur chemin.

Pour s'en débarrasser, on pensait qu'il fallait placer sur une clôture des objets métalliques, comme un couteau ou une fourchette. On croyait en effet que les reflets du métal attiraient et distrayaient les feux follets... On racontait aussi qu'ils n'appréciaient pas les aiguilles : ils perdaient tellement de temps à essayer de passer dans leur chas qu'ils en oubliaient de déranger les voyageurs.

Si on associe souvent les feux follets aux cimetières, c'est qu'il s'agit en fait de petites flammes causées par un gaz (l'hydrogène phosphoré) qui se dégage lors de la décomposition d'un mort.