TEXTE D'HISTORIEN

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Pour le meilleur et pour le pire

Lettre de Thomas Chapais

Lettre de Thomas Chapais
Lettre de Georgina Dionne

Lettre de Georgina Dionne
Mariage en 1902

Mariage en 1902

Le mariage au 19e siècle : quand l'amour n'est parfois pas nécessaire

Dans les années 1800, les mariages entre catholiques et protestants sont compliqués. L'Église catholique ne reconnaît pas ces unions si elles sont célébrées devant un ministre du culte protestant. Pour simplifier les démarches, certains catholiques choisissent de devenir protestants. D'autres iront se marier aux États-Unis pour revenir ensuite au pays, sachant qu'une preuve de mariage suffit pour être en règle avec la société.

On refuse également de marier le samedi, de peur que les noces ne se terminent que le dimanche au matin. En effet, la journée du dimanche doit être réservée au culte et à la prière. Si bien que l'on interdira également les mariages le lundi, de peur que le dimanche ne serve à la préparation!

Les fréquentations entre une jeune fille et son prétendant se font obligatoirement en présence d'un chaperon, c'est-à-dire d'une personne qui les surveille en tout temps. Lorsque les amoureux décident d'officialiser leur amour, les fiançailles sont prononcées et la jeune fille peut commencer à préparer son trousseau, composé de vêtements et de linges de maison. Les bans, annonçant le mariage, sont alors affichés à l'église!

Si le mariage au 19e siècle (1801-1900) est souvent un acte d'amour, il devient parfois une stratégie qui permet à une famille de bien se positionner socialement. Des familles riches forment ainsi des alliances entre elles. Ou encore, un père de condition modeste pourra marier sa fille à un homme de haut rang si celle-ci peut apporter une dot intéressante. Bref, la richesse peut épouser le prestige, mais l'amour ou la beauté peuvent compenser le manque de richesse...