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TEXTE D'HISTORIEN

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Une nature généreuse

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Compagnie de poisson

Compagnie de poisson

L'exploitation des richesses naturelles du Canada au 19e siècle

Au 19e siècle (1801-1900), le commerce des peaux de castor, principale activité économique de la Nouvelle-France, cède la place à l'exploitation d'autres richesses naturelles : principalement le bois et la morue. Le bois étant encore le matériau principal employé dans les constructions, le Canada devient un trésor qui ne demande qu'à être exploité.

Des centaines de bateaux naviguent sur le fleuve Saint-Laurent avec leur cargaison de bois destiné principalement au marché anglais. L'hiver, lorsque la circulation maritime est bloquée par les glaces, plusieurs commerçants construisent des navires qui transporteront le bois vers l'Angleterre l'année suivante. Seuls les francophones travaillent à la construction navale pendant l'hiver; les contremaîtres leur attribuent des qualités héréditaires de coupeur de bois et les préfèrent aux anglophones.

À Gaspé, c'est pour le commerce de la morue séchée que le marchand John Le Boutillier fait construire ses propres goélettes. En effet, on trouve dans les eaux canadiennes de grandes quantités de morue, et celles de la Gaspésie avaient bonne réputation en Europe et au Brésil.