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Centre d'interprétation de Place Royale
Berceau de l'Amérique Française
Berceau de l'Amérique française
Berceau de l'Amérique française

Berceau de l'Amérique française

De poste de traite à centre du commerce
Pendant au moins deux mille ans avant l'arrivée des Européens, la pointe de Québec, qu'occupe aujourd'hui le site historique de Place-Royale, est fréquentée par les Amérindiens. Ils s'y arrêtent pour pêcher l'anguille et échanger des biens : cuivre, fourrures, denrées, etc.

En 1608, Samuel de Champlain entreprend la construction d'un poste fortifié pour y faire la traite des fourrures avec les autochtones.

En 1629, le poste de Québec tombe aux mains des marchands anglais mais il est rendu à la France trois ans plus tard. Après cet intermède, la progression est rapide : en 1680, presque tout l'espace est occupé dans ce lieu qu'on appelle désormais la basse-ville de Québec.

Deux ans plus tard, le feu détruit 55 maisons. On reconstruit en tâchant de se prémunir contre ce fléau. De nouvelles normes de construction vont donner naissance à cette architecture urbaine caractéristique de Place-Royale : hautes maisons de pierre, séparées par des murs coupe-feu et sans aucune décoration de bois à l'extérieur.

Place-Royale, alors appelée place du Marché, est avant tout le centre commercial de la Nouvelle-France. Depuis la grande foire des fourrures qui a réuni en 1633 des centaines d'Amérindiens, la place demeure, jusqu'en 1759, la plaque tournante du commerce. À cette époque, tous les produits importés d'Europe sont débarqués à Québec et toutes les exportations en partent.

Au tournant de l'histoire
La France et l'Angleterre ont vite fait de transporter leurs querelles en Amérique et Québec en devient l'enjeu. En 1690, les canons de la basse-ville repoussent les navires de l'amiral Phipps. En 1759, l'artillerie anglaise crache ses projectiles pendant trois mois sur la basse-ville : 40 000 boulets et 10 000 bombes incendiaires. Il ne reste que des murs calcinés.

Le changement de maître ne modifie cependant pas la vocation de Place-Royale qui renaît très vite de ses cendres. Aux commerçants français s'ajoutent les Anglais qui vont accentuer la fonction commerciale des lieux. Le commerce du bois, essentiel à l'Angleterre, fait de Québec le plus grand port de l'Amérique britannique pendant un demi-siècle. Place-Royale, avec ses négociants, ses armateurs, ses constructeurs de navires, est au centre des affaires.

Déclin et renouveau
Vers 1860, s'amorce le déclin : le bois est remplacé par l'acier et le dragage permet aux navires de remonter jusqu'à Montréal. Place-Royale, redevenue simple place du Marché, va s'engourdir, si bien qu'en 1950, ce n'est plus qu'un quartier appauvri et délabré.

Dix ans plus tard, le gouvernement entreprend un programme de restauration qui, en une quinzaine d'années, revitalise le quartier pour en faire aujourd'hui un des attraits de la capitale.


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