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Fonds Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Séminaire de Québec - État général des fonds
Pierre-Joseph-Olivier Chauveau
Musée de la civilisation, fonds d'archives du Séminaire de Québec, Ph1987-1572
Date de création
1842-1895; surtout 1876-1881.
Étendue de l’unité archivistique
53 cm de documents textuels.
Histoire administrative ⁄ Notice biographique
Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, fils de Pierre Charles Chauveau, marchand, et de Marie-Louise Roy, est né le 30 mai 1820 à Charlesbourg. Après des études au Séminaire de Québec, il s'oriente vers le droit et devient stagiaire pour ses deux oncles maternels, André-Rémi Hamel, avocat général du Bas-Canada et Louis-David Roy. Il conclut sa formation chez George O'Kill Stuart, dont l'étude est des plus réputées. Il épouse à Québec, le 22 septembre 1840, Marie-Louise Massé. L'année suivante, il est admis au barreau et débute la pratique du droit auprès de son oncle, Louis-David Roy.
Le 12 novembre 1844, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau fait son entrée dans la politique. Il est élu député du comté de Québec à la chambre de 1844 à 1855 et obtient, successivement, le portefeuille de solliciteur général du Bas-Canada (1851-1853) et celui de secrétaire provincial du Canada (1853-1855). Puis, en 1855, il démissionne pour devenir surintendant de l'Instruction publique, poste qu'il occupe jusqu'en 1867. La mise en œuvre de la confédération canadienne ramène Pierre-Joseph-Olivier Chauveau au cœur de la politique active : il devient le premier ministre de la nouvelle province de Québec (1867-1873). Il se réserve en outre les charges de secrétaire et registraire de la province et celle de ministre de l'Instruction publique. En février 1873, il renonce à ses fonctions suite à sa nomination comme sénateur, mais se désiste moins d'un an plus tard, et est défait dans le comté de Charlevoix aux élections fédérales cette même année.
Sa carrière au sein du gouvernement achevée, il est alors nommé, en 1876, président de la Commission du Havre de Québec, puis en septembre 1877, shérif de Montréal, emploi qu'il occupe jusqu'à sa mort. Parallèlement à ce dernier poste, il enseigne le droit romain à l'Université Laval à Montréal et devient doyen de la faculté de droit en 1885.
Pierre-Joseph-Olivier Chauveau est également reconnu en raison de son prestige dans le domaine des lettres. Il collabore à plusieurs journaux et revues, notamment
Le Canadien et
Le Courrier des États-Unis. Il est le fondateur et le rédacteur principal entre 1857 et 1867 du Journal de l'
Instruction publique. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages dont
Charles Guerin (1853) et
L'Instruction publique au Canada (1876). Par ailleurs, Pierre-Joseph-Olivier Chauveau fut un bibliophile remarquable, un orateur distingué et un président ou un membre actif de nombreuses sociétés à caractère littéraire, culturel, historique et scientifique. Il décède, à Québec, le 4 avril 1890.
Historique de la conservation
Le
Fonds Pierre-Joseph-Olivier Chauveau pourrait provenir du
Fonds Viger-Verreau (P32). En effet, dans son testament, il laisse à son ami le soin de classer et de disposer de ses papiers personnels.
Portée et contenu
Le fonds témoigne dans un premier temps de la vie personnelle de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau. Il met en lumière les relations interpersonnelles qu'il entretenait par une abondante correspondance avec des membres de sa famille, des amis et des confrères, ainsi que l'étendue de sa vie sociale grâce aux invitations reçues. De plus, le fonds reflète les préoccupations, les intérêts, les convictions et les grands traits de personnalité de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau. Il permet également d'entrevoir sa situation financière, les dettes qu'il a contractées et les achats qu'il a effectués durant sa vie.
En second lieu, le fonds fourni des renseignements sur son parcours professionnel. Il retrace ses occupations dans le domaine de l'administration scolaire et publique. Le fonds laisse également entrevoir son engagement comme enseignant, ainsi que l'influence qu'il conserve alors même que sa carrière politique est achevée.
Enfin, le fonds porte sur l'activité littéraire de Pierre Joseph-Olivier Chauveau. Il permet en outre de découvrir chez lui un auteur qui aime commenter les progrès de la littérature et des arts au Canada et qui s'intéresse sérieusement à l'éducation et à l'histoire.
Ce fonds comprend surtout de la correspondance mais également des télégrammes, des cartons d'invitations, des états de compte, des factures, des reçus dont plusieurs d'abonnement, des reconnaissances de dettes, deux testaments, des imprimés, un billet de loterie, des bulletins scolaires et un document juridique. De plus, il renferme des listes, des manuscrits, une coupure de presse, des rapports, des notes, des poèmes, une biographie, des articles, ainsi que des menus de dîner.
Ce fonds est composé des séries suivantes :
L'homme, L'acteur public et
Le littéraire.
Langues
Le fonds contient des documents en français, en anglais, en espagnol, en allemand et en latin.
Documents connexes
L'Université Laval possède un fonds Pierre-Joseph-Olivier Chauveau (P328) provenant du
Fonds Lacourcière.
Le Fonds Viger-Verreau (P32) du Musée de la civilisation. La Bibliothèque de l'Assemblée nationale conserve la bibliothèque Chauveau qui renferme notamment une remarquable collection de brochures. Les Archives nationales du Québec possèdent un fonds Pierre-Joseph-Olivier Chauveau (P41) qui comprend de la correspondance reçue ainsi qu'un document manuscrit par Jean-Baptiste Meilleur : un projet de loi d'Éducation du Bas-Canada daté de 1854. Ce dépôt signale également comme sources complémentaires le
Fonds Côme-Séraphin Cherrier (P-43), ainsi que celui du ministère de l'Éducation qui renferme la correspondance officielle, les procès-verbaux et l'état financier de cette administration lorsqu'elle était sous la responsabilité de Pierre-Joseph-Olivier Chauveau.