De lieu sacré à musée
Sur ce site, en 1750, une première chapelle est édifiée. Incendiée en 1888, elle est reconstruite, d’après les plans de l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy. En 1900, on procède à sa bénédiction.
Pendant longtemps, ce lieu de culte est fréquenté par les prêtres et les séminaristes, par les professeurs et les étudiants du Petit Séminaire et de l’Université Laval. On y célèbre quotidiennement la messe, en plus des vêpres, le dimanche. D’autre part, les prêtres disent privément leur messe, chaque jour, à tour de rôle, dans les 12 chapelles latérales. Les funérailles des prêtres du Séminaire sont aussi célébrées dans ce lieu de prière.
Chaque année, la chapelle est témoin des grands moments de la vie du Quartier latin : messe du Saint-Esprit, au début de l’année scolaire et à l’ouverture des tribunaux, messe de minuit pour la population avoisinante. Les policiers de la ville et les marins y viennent également célébrer les événements qui leur sont particuliers. Par ailleurs, un invité de marque est venu prier dans la chapelle en 1984 : le pape Jean-Paul II.
La chapelle fait désormais partie du Musée. Elle a été désacralisée et sert maintenant de salle de concert, de conférence et de réunion.
Des reliques pour la prière
Os, cendres, mèches de cheveux… Les reliques rappellent le souvenir des saints disparus. La chapelle du Musée abrite la plus importante collection de reliques au Canada. Quelque 600 d’entre elles ont été rapportées d’Europe par Mgr Joseph-Calixte Marquis (1821-1904), ancien élève du Séminaire et grand collectionneur. Autrefois, on exposait toutes les reliques dans les premiers jours de novembre. Ici, on n’en voit qu’une partie.