Il fait partie du paysage de Québec depuis 1663. Il a servi de refuge pendant la conquête de 1759. L’Université Laval y a trouvé sa source en 1852. Un incendie l’a pratiquement détruit en 1865. En 1806, on y a aussi posé les premiers jalons des pratiques muséales au Canada, ce qui fait du Musée de l’Amérique française le plus ancien musée canadien. En parcourant le nouveau circuit d’interprétation du site du Séminaire de Québec, les nombreux visiteurs pourront en apprendre davantage sur ces lieux chargés d’histoire, aux racines aussi profondes et anciennes que le pays. Depuis 1995, le Musée de la civilisation est le gardien des collections des prêtres du Séminaire de Québec et est responsable de l’interprétation du site historique. Ce nouveau circuit a été réalisé grâce à la collaboration de la Commission de la capitale nationale du Québec.
« Depuis onze ans, la mise en valeur des collections des prêtres du Séminaire de Québec et de son site historique figure parmi nos préoccupations majeures. Dès le début de notre mandat, nous avons inauguré deux expositions permanentes, Amérique française et Histoire des collections du Séminaire de Québec, auxquelles s’est ajoutée L’Œuvre du Séminaire de Québec ainsi que plusieurs expositions temporaires et virtuelles. Aujourd’hui, nous complétons admirablement bien la visite commentée disponible depuis plusieurs années par un outil livrant à nos visiteurs, à toute heure et tout au long de l’année, l’histoire fascinante de ces chefs-d’œuvre architecturaux qui se dressent toujours fièrement malgré les soubresauts des saisons, les ravages du feu et les invasions des hommes », a déclaré Mme Claire Simard, directrice générale du Musée de la civilisation.
Neuf grands panneaux nous livrent les secrets des façades au-delà de la porte cochère et de la cour des Petits. On y apprend que le Grand Séminaire, tel qu’on le voit aujourd’hui, a été bâti, entre 1879 et 1882, avec quatre millions de briques, sur les pierres de l’ancien palais de justice de Québec et que, jusqu’à son érection, de vastes jardins maraîchers et ornementaux étaient cultivés. Forgée en 1868, la grille d’entrée s’ouvre sur l’aile de la Procure, l’aile de la Congrégation et l’aile du Parloir qui forment, à elles trois, l’un des plus anciens ensembles architecturaux d’Amérique du Nord. Saviez-vous que sur le cadran solaire est inscrit un proverbe latin, signifiant : « les jours fuient comme l’ombre »?
Très active dans le milieu culturel, la Commission de la capitale nationale du Québec s’est associée au Musée de la civilisation pour mener à bien le projet. « Ce programme d’interprétation nous tenait d’autant plus à cœur que la Commission avait déjà largement contribué à la réfection réussie de la cour du Vieux-Séminaire et qu’elle est en voie de compléter, en partenariat avec le Séminaire de Québec, la prochaine mise en lumière de ce qui demeure un joyau inestimable d’architecture et d’histoire », a, pour sa part, souligné le président et directeur général de la Commission de la capitale nationale du Québec, M. Jacques Langlois.
Faire le circuit d’interprétation du Séminaire de Québec, c’est marcher à travers le passé et le présent, tout en se projetant vers l’avenir. Entrez! La porte est ouverte!