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Musée de la civilisationLieux à visiter

Le campanile
Le campanile du Musée de la civilisation
Photo : Musée de la civilisation



Vue aérienne du Hall
Vue aérienne du hall du Musée de la civilisation
Photo : Musée de la civilisation

Architecture du Musée de la civilisation

L’harmonie entre hier et aujourd’hui

Enraciné dans l'histoire et partie prenante d'un site archéologique exceptionnel, le Musée est situé sur la rue Dalhousie au cœur de la Vieille Capitale, près de la place Royale, à deux pas du Vieux-Port. Construit spécifiquement pour assurer ses multiples fonctions culturelles, il agit comme moteur de développement du quartier historique.

Conçu par les architectes Belzile, Brassard, Galienne, Lavoie & Sungur Incesulu, de Québec, et Moshe Safdie, Desnoyers et Mercure, de Montréal, le Musée de la civilisation a remporté plusieurs prix pour ses qualités architecturales et son intégration à la trame urbaine du Vieux-Québec, site reconnu du patrimoine mondial par l'UNESCO.

Le choix de ce concept architectural a fait l'objet d'un concours public, lancé au mois de novembre 1980.  Quatre ans plus tard, soit le 10 octobre 1984, on procédait à l'inauguration du chantier de construction. L'ouverture officielle du Musée de la civilisation eut lieu le 19 octobre 1988.

Le Musée est un agréable bâtiment de plus de 20 000 m2, lumineux et accueillant.  Grâce à un jeu de terrasses et d’escaliers, l'architecture extérieure permet aux promeneurs de passer, en été, d'une rue à l'autre et de découvrir, du haut des terrasses, l'étendue du fleuve et la beauté de l'environnement.

Un heureux mariage
Le mariage du verre, de la pierre et du cuivre des toits façonne un édifice remarquable tant par la qualité de ses matériaux que par la justesse de ses proportions. La toiture est formée de plusieurs losanges ou pointes de diamant, de lucarnes et de lanterneaux qui s'harmonisent aux  constructions environnantes. Le campanile rappelle les nombreux clochers qui ponctuent le décor du quartier et demeure le meilleur signal pour repérer le Musée.

Au bâtiment moderne s'intègrent des éléments du passé : une maison historique datant de 1752, la maison Estèbe, un quai construit vers 1751, les voûtes de la maison Pagé-Quercy qui datent de 1764 ainsi que l'ancienne Banque de Québec édifiée en 1865. Par ailleurs, le Musée expose en permanence une grande barque marchande, découverte lors des travaux d'excavation.

Le choix des matériaux
Les matériaux utilisés pour l'extérieur du bâtiment ont été choisis avec un souci constant d'intégration à l'environnement et proviennent en majorité de la grande région de Québec.

Les toits de cuivre non traité prendront, en s'oxydant, la même coloration verdâtre que ceux du Château Frontenac, un édifice imposant, devenu, au fil du temps, l'image fétiche de la ville de Québec. La pierre calcaire, grise et discrète, constitue le revêtement des murs extérieurs et s'harmonise à la pierre des édifices environnants.

Le verre, utilisé en abondance, crée des puits de lumière, des murs transparents et abat les frontières entre l'intérieur et l'extérieur du Musée.

À l'intérieur, les architectes ont privilégié le granit et le chêne, matériaux nobles et solides. Les portes des salles d'exposition sont en chêne; le granit rose recouvre le sol alors que le granit noir poli est utilisé pour le comptoir d'accueil et le kiosque des Amis du Musée.

Un grand espace intérieur
Lorsque l’on pénètre dans le Musée par l'entrée principale de la rue Dalhousie, on est saisi par l'aspect spacieux et dégagé du hall. Dès les premiers pas, les liens entre le passé et le présent surgissent : omniprésence de la maison Estèbe que l'on aperçoit à travers une gigantesque verrière,  rappel de la place initiale du fleuve sur le site par les quais du XVIIIe siècle et déploiement de « La Débâcle », sculpture environnementale d’Astri Reusch. Choisie par voie de concours national dans le cadre du programme national d'intégration des arts à l'architecture, l’artiste a créé une œuvre inspirée par le fleuve et le mouvement impressionnant de ses glaces, provoqué par le dégel printanier.

Les onze salles d'exposition d'une superficie totale de plus de 5 600 m2,  le poste d'accueil, les ateliers pédagogiques, le vestiaire, le casse-croûte, les auditoriums, les aires de repas pour les groupes et le local des Amis du Musée sont répartis sur deux étages tandis que la boutique du Musée est située dans les voûtes de la maison Estèbe. À l'étage, une passerelle traverse le hall et relie deux galeries d'expositions.  Un salon aménagé pour le repos des visiteurs offre une vue sur le fleuve Saint-Laurent et la rive sud. Les bureaux du personnel sont regroupés dans l'ancienne Banque de Québec et dans la maison Estèbe.

Un musée habité
Intégré à la vie et au paysage de la ville de Québec, le Musée de la civilisation est devenu l'un de ses symboles. Véritable place publique, plus de 2 300 personnes, en moyenne, le visitent quotidiennement. En peu de temps, par son dynamisme et son rayonnement, le Musée aura donné une impulsion nouvelle à la muséologie québécoise.


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