Hydro-Québec présente
Nous, les Premières Nations
Une grande exposition permanente sur les nations autochtones au Musée de la civilisation, à Québec
Exposition permanente
Photo : Jacques Lessard
Photo : Jacques Lessard
Photo : Jacques Lessard
Photo : Jacques Lessard
Abénaquis, Algonquins, Atikamekw, Cris, Hurons-Wendat, Inuit, Malécites, Micmacs, Montagnais, Mohawks, Naskapis... Que savons-nous vraiment de l'histoire et de la culture des quelque 87 000 Autochtones qui vivent au Québec aujourd'hui?
Nous, les Premières Nations, propose une rencontre remarquable avec les onze nations autochtones qui habitent sur le territoire québécois.
Dans une approche basée sur l'émotion, l'exposition va bien au-delà du folklore et des clichés qui masquent souvent les réalités autochtones. Elle est divisée en sept espaces thématiques qui abordent, tour à tour, les questions identitaires, les enjeux liés à l'économie, au pouvoir politique, au territoire, aux communications. Enfin, quatre espaces éducatifs sont intégrés à l'exposition.
Onze nations, sept thèmes
D'entrée de jeu, l'exposition s'ouvre sur les thèmes liés à l'identité des Autochtones habitant au Québec, fondement même de toutes leurs aspirations. Qui sont-ils? Qu'est-ce que cela signifie pour les individus? Comment se vit cette identité aujourd'hui, individuellement et collectivement, avec ses références au passé et ses projections vers l'avenir? Par la suite, l'exposition aborde les enjeux liés au territoire et à l'autonomie en les contextualisant par l'histoire et l'illustration des modes de vie traditionnels. En fin de parcours, dans un espace convivial, l'exposition permet aux visiteurs de naviguer sur Internet et d'y explorer des sites à thématiques autochtones, d'écouter une légende algonquine ou de feuilleter des périodiques autochtones.
Des objets magnifiques
L'exposition offre à la vue du public environ 500 objets, pour la plupart tirés des collections du Musée de la civilisation. Le Musée possède une magnifique collection d'œvres d'art inuit dont plusieurs sont présentées dans l'exposition. Dès l'entrée, une œuvre de l'artiste innue (montagnaise) Diane Robertson (1960-1993) intitulée
Le piège qui s'efface, accueille le visiteur. D'autres objets sont aussi particulièrement intéressants tels le costume de cérémonie du chef huron Tahourenche (François-Xavier Picard), les canots, les paniers d'écorce d'origine attikamek et algonquine, les objets de chasse et de pêche d'origines variées et les paniers décoratifs hurons et micmacs. Une dizaine de pièces particulièrement rares proviennent du Musée de l'Amérique française, comme des wampums en perles de coquillage et un vase iroquoien. On peut également voir un magnifique rabaska (canot en écorce de bouleau) de 11 mètres de longueur, fabriqué par le regretté César Newashish de la nation attikamek. Enfin, des vêtements amérindiens et inuits de la collection seront regroupés dans les zones abordant l'identité passée et moderne des Autochtones.
Tous ces objets de la vie quotidienne, parfois communs, parfois spécifiques à l'une ou l'autre des nations nous permettent de découvrir ce qu'était la vie traditionnelle de chacune des onze nations avec leurs particularités. Ils sont réalisés avec une variété de matériaux - prélevés dans la faune, la flore ou le monde minéral - et nous font percevoir les diversités tant géographiques qu'historiques des modes de vie de ces populations. En apprenant à connaître la valeur et le rôle tantôt utilitaire, tantôt symbolique ou légendaire qu'avaient hier ces objets, on comprend mieux qui sont aujourd'hui les Autochtones.
Dans l'exposition, les objets illustrent davantage les aspects traditionnels des cultures autochtones tandis que des documents iconographiques et audiovisuels présentent plutôt les aspects contemporains.
Des documents audiovisuels émouvants... signés Arthur Lamothe
Qui sinon le cinéaste Arthur Lamothe pouvait le mieux réaliser l'ensemble des audiovisuels de l'exposition? Depuis plus de trente ans, Arthur Lamothe consacre l'essentiel de son œuvre cinématographique à explorer des thématiques autochtones. Au fil des ans, ses connaissances du milieu et son empathie ont fait de lui un interlocuteur privilégié et un témoin attentif de la vie des Autochtones d'aujourd'hui au Québec. Certains documents portent les traces de son abondante filmographie. Il a aussi réalisé des documents originaux, dont dix entrevues avec des Autochtones qui lui ont fait part de leurs perceptions quant aux questions soulevées dans l'exposition.
Un design résolument contemporain
Le design de la vaste salle d'exposition contribue à affirmer le caractère contemporain de l'exposition et exprime le regard neuf que le Musée pose sur les questions autochtones. Perspectives et horizons évocateurs de l'immensité des territoires parcourus, hier comme aujourd'hui. L'aménagement de la salle évoque des gens modernes, dont l'identité est constituée de références au passé, mais aussi et surtout de questions liées au présent et à l'avenir. Tout au long de son parcours, l'exposition exprime les contrastes de la vie des Autochtones, à la fois attachés à leur tradition orale et branchés sur Internet, qui vénèrent la parole des aînés tout en poursuivant des études à l'université...
Un partenariat indispensable avec les nations autochtones
Pour réaliser l'exposition, le Musée de la civilisation a travaillé en étroite concertation avec les onze nations autochtones qui habitent le Québec. Des interlocuteurs de chaque nation ont suivi toutes les étapes du projet et une muséologue algonquine fait partie de l'équipe de réalisation. De plus, des guides-animateurs autochtones seront présents dans la salle d'exposition et offriront des visites commentées au public.
Nous, les premières nations, une grande exposition permanente du Musée de la civilisation.
Une exposition réalisée en collaboration avec le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, le Secrétariat aux affaires autochtones du Québec, le ministère des Ressources naturelles et de la Faune et le ministère des Affaires municipales et des Régions.
Renseignements et réservations
Relations de presse : Serge Poulin, 418 528-2072 /
courriel
Émis le : 10 octobre 1998