Le site de l'aventure humainecomplexe muséologiquedu musée de la civilisation
Salle de presse

Une programmation 2012-2013 sous le signe des références culturelles et de la création


C’est sous l’angle des références culturelles et de la création que s’inscrit la saison 2012-2013 du Musée de la civilisation à Québec. Références culturelles par l’objet qui, tout en demeurant l’un des principaux témoins identitaires d’une culture, permet de jeter des ponts avec celles des autres peuples et création, phénomène par excellence d’ouverture et de construction, qui met en scène le dynamisme de nos sociétés. C’est ce qu’a soutenu ce matin le directeur général, M. Michel Côté, en dévoilant les huit grandes expositions proposées par le Musée de la civilisation (dont trois au Musée de l’Amérique française) ainsi que les nombreuses activités composant la programmation de médiation culturelle et éducative.

« La programmation publique du Musée est le reflet premier de son projet culturel. Cette année, nous avons choisi de partager avec le public une approche de la réalité en insistant sur les références culturelles d’ici et d’ailleurs et sur la création. Deux variables qui génèrent à la fois l’émerveillement, le questionnement et la réflexion qui sont les bases du Musée de la civilisation. En appuyant sur ces deux caractéristiques, nous convions le visiteur à aller encore plus loin dans sa vision de nos sociétés et dans sa compréhension de notre monde », a déclaré le directeur général du Musée de la civilisation, M. Michel Côté.

« Alcoa est heureuse d’être partenaire principal du Musée de la civilisation puisqu’il offre aux visiteurs une programmation toujours fort enrichissante et diversifiée qui met en lumière ce qui s’est accomplie de mieux dans notre histoire, même récente, et dans celle des autres époques et des autres peuples », a souligné le président d’Alcoa Canada Groupe Produits primaires, M. Martin Brière. « Le Musée et Alcoa ont tous deux à cœur de contribuer au présent et à l’avenir des collectivités », a conclu M. Brière.

CULTURE D’ICI, CULTURES D’AILLEURS : DES EXPOSITIONS DE RÉFÉRENCE CULTURELLE
Les références à la culture d’ici et à celles d’ailleurs se font nombreuses pour la saison prochaine. Dès le 10 octobre, le patrimoine québécois et les collections nationales du Musée de la civilisation s’exposent dans Objets de référence. De fabuleux artefacts figurant dans la publication éponyme, publiée par le Musée en collaboration avec les Éditions de l’Homme, mettent en valeur la richesse et la diversité de la collection nationale sous la responsabilité du Musée. De véritables trésors de société! Une lecture articulée autour de trois grands thèmes : la structuration et les pouvoirs, les échanges et les communications, les innovations et la création.

Autres continents, autres pratiques culturelles! Le 24 octobre, l’exposition Arts du Nigeria dans les collections privées françaises pose un regard sur l’histoire et l’évolution du collectionnement de l’art du Nigeria à travers 27 collections privées françaises, sous la direction du commissaire, M. Alain Lebas. Quelque 187 objets aux valeurs esthétiques indéniables – dont la majorité n’a jamais été montrée au public d’Europe et d’Amérique – illustrent l’exceptionnelle qualité et la diversité de l’art de ce pays d’Afrique à partir de pièces provenant de 44 des 250 ethnies présentes sur le territoire nigérian. L’exposition s’intéresse aussi à l’histoire singulière de collectionneurs français passionnés. Un catalogue d’une grande qualité textuelle et visuelle accompagne cette exposition.

Si Arts du Nigeria met l’accent sur les qualités esthétiques exceptionnelles des pièces présentées, l’exposition E TU AKE – Maori debout, qui débute le 21 novembre, mise sur la symbolique des objets provenant de ce peuple légendaire d’Océanie. Cette exposition célèbre la culture maori* en présentant des trésors ancestraux inestimables, des objets contemporains et des œuvres d’art. Quelque 155 objets témoignent de l’essence, du courage, de la dignité et des aspirations du peuple maori dans une scénographie où se côtoient l’ancien et le contemporain. Une réalisation du Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa.

* Le Musée utilise la forme invariable du nom Maori et de l’adjectif maori par respect pour la langue vernaculaire.

PLACE À LA CRÉATION ET À L’IMAGINAIRE!
La fantaisie des jeux vidéo, la folie du Paris de la Belle Époque... la création et l’imaginaire sont célébrés au printemps 2013.

Dès le 24 avril, Une histoire de jeux vidéo en intéressera plus d’un. Apparu au début des années 1970, c’est un média jeune qui n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner jusqu’à devenir au fil des ans une industrie culturelle majeure. L’histoire du jeu vidéo est aussi l’histoire du design industriel et du graphisme, visibles dans la forme des consoles, la mise en pages des magazines spécialisés ou encore des boîtes de jeux et des publicités. Ce sont de véritables « ambiances visuelles » d’époque que l’exposition évoquera à travers divers objets liés au jeu vidéo et aux autres supports des nouveaux imaginaires virtuels. Cette exposition adaptée par le Musée de la civilisation est organisée par la Réunion des musées nationaux – Grand Palais avec la collaboration du musée des Arts asiatiques Guimet et de l’association MO5.COM.

La programmation 2012-2013 du Musée atteindra son point culminant avec la grande exposition Paris – La Belle Époque. 1890-1914. Privilégiant les liens qui l’unissent à la France depuis ses débuts, le Musée a inscrit cette exposition à sa programmation, point de départ d’une série d’activités pour souligner son 25e anniversaire. L’exposition illustre comment Paris est devenue la capitale culturelle de l’Europe à la Belle Époque. On y explore les grands courants et événements qui ont marqué l’apparition de la modernité dans la ville de Paris de 1890 à 1914, à travers de nombreuses œuvres d’art représentatives de l’époque et d’objets judicieusement sélectionnés. Ils ont été créés ou ont appartenu à Sarah Bernhardt, Jean Béraud, Albert Truchet, Fernand Pelez, Fernand Martin, Auguste et Louis Lumière et de nombreux autres artistes.


AU MUSÉE DE L’AMÉRIQUE FRANÇAISE
Les thèmes des références culturelles et de la création irradient jusqu’au Musée de l’Amérique française. Dès le 21 septembre, le Musée explore l’un des métiers méconnus du cinéma, mais qui exerce une influence fondamentale pour le 7e art : la conception de costumes. L’exposition De film en aiguille. Les créations de Renée April à Hollywood permet de découvrir, des premières esquisses jusqu’à la production des costumes, le travail de création de Renée April qui a œuvré pour de nombreuses productions cinématographiques américaines et canadiennes. Elle a cumulé plusieurs prix durant son impressionnante carrière dont le prix pour les meilleurs costumes du film Le violon rouge (1998) de François Girard. Elle a aussi signé les costumes de grands films américains dont La nuit au musée (2006).

À compter du 6 mars, l’exposition La collection beaux-arts du Séminaire de Québec : un trésor artistique national souligne de façon majestueuse le 350e anniversaire du Séminaire de Québec. Elle met en valeur la riche collection beaux-arts confiée au Musée en 1995. Une occasion unique de contempler des œuvres des écoles européennes datant du XVe au XIXe siècles et d’artistes canadiens réputés tels que Joseph Légaré, Théophile Hamel, Antoine Plamondon, Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, James Pattison Cockburn, Jean Paul Lemieux, Simone Hudon, Alfred Laliberté.

Toujours au Musée de l’Amérique française, après une incursion dans la collection beaux-arts du Séminaire de Québec, une collection exceptionnelle d’objets archéologiques issus de cinq années de fouilles sur le promontoire de Cap-Rouge est présentée dans l’exposition Cartier-Roberval, à compter du 1er mai. Ces découvertes jettent un nouvel éclairage sur notre propre histoire.

LIEU D’EXPRESSION ARTISTIQUE
Le projet culturel du Musée implique aussi la contribution des créateurs, des chercheurs, des spécialistes. Ils s’expriment par la musique, la littérature, l’image, la parole et témoignent de l’effervescence et de la diversité culturelles. Le Musée en rend compte dans des activités d’une grande variété et des événements rassembleurs. C’est ainsi qu’une chorégraphie originale prendra place dans l’univers des Samouraïs en octobre prochain.

UN LIEU POUR LES MOTS ET LES MUSIQUES
La Chapelle du Musée favorisera la présence des artistes pour donner à entendre comment parole et musique sont contributives à l’âme d’une société. Dès septembre, une nouvelle série de concerts permettra d’apprécier les répertoires qui ont marqué notre histoire, d’applaudir la maturité du Chœur du Musée de la civilisation et mettra à l’honneur les deux orgues dont est doté cet exceptionnel lieu : l’orgue romantique Casavant et l’orgue baroque 1753. Rappelons que l’original de cet orgue de petite taille, mais brillant et unique, a été détruit pendant le siège de Québec en 1759 et reconstruit à l’identique par les facteurs d’orgues Juget-Sinclair de Montréal grâce à des dons privés et publics recueillis au Québec et en France. Une publication du Musée sur cet orgue, signée Élizabeth Gallat-Morin sera d’ailleurs lancée cet automne.

La Chapelle accueille également d’autres organismes dont l’ensemble Anonymus et les Concerts Couperin ainsi que L’Ensemble Nouvelle-France qui y est en résidence.

LIEU D’EXPRESSION LITTÉRAIRE
La littérature sera également fort présente pour la saison 2012-2013. Les poètes de l’Amérique française reviennent avec de nouveaux auteurs qui liront des extraits de leurs œuvres accompagnés de musiciens professionnels dans des répertoires qui ouvrent de nouveaux horizons à la résonnance des textes. Dès le 19 septembre, Les Amériques littéraires interroge les dialogues et les silences des littératures québécoise, acadienne, de la francophonie canadienne et des Amériques. Écrivains et spécialistes de la littérature discutent d’un thème, échangent avec le public et laissent le temps d’apprécier les lectures à voix haute de textes inspirants. Le premier thème abordé : Écrire sur la route. Le Musée travaillera aussi en partenariat avec Le Festival Québec en toutes lettres, du 11 au 21 octobre.

LIEU D’EXPRESSION DES SAVOIRS
La populaire série Le Monde vu par... invite à la rencontre autant d’un grand sage que d’un jeune fou d’audace ou d’un chercheur chevronné pour réfléchir à voix haute sur leur perception du monde, les défis, les peurs, mais surtout les possibles. De grands noms sont déjà inscrits à l’agenda de cette série : Fred Pellerin (6 septembre) et Josée Blanchette (7 novembre).

Les associations de retraités sont quant à elles invitées à découvrir nos lieux et productions dans le contexte privilégié de Pause Culture et les croisiéristes s’initieront aux vertus de la médecine en Nouvelle-France. S’initier à la pratique des patines du textile au cinéma, maîtriser chant et danse maoris ne sont que quelques illustrations de la diversité des modes d’acquisition de connaissances.

Les séries de conférences Instantanés d’architecture (en collaboration avec l’École d’architecture de l’Université Laval) revient cette année tandis qu’une nouvelle série voit le jour : Voyage au cœur du Japon, en prolongement de l’exposition Samouraï. Chefs-d’œuvre de la collection Ann et Gabriel Barbier-Mueller.

LIEU D’EXPRESSION DE L’IMAGE
Le Musée a toujours laissé une large place au cinéma à l’intérieur de sa programmation. Pour ce faire, il n’hésite pas à s’associer à des organismes spécialistes du 7e art. La série Panorama des cinémas du présent, présenté par Antitube, reprend l’affiche. Antitube propose également au Musée des événements cinématographiques abordant différents thèmes. Du 22 au 25 novembre, Les Sommets du cinéma d’animation raviront les amateurs de ce type de cinéma tandis que les Rencontres cinématographiques de Québec, du 18 au 23 mars, proposent aux professionnels de l’image-son, des activités sous toutes ses formes : cinéma, jeu vidéo, web, art médiatique, projection architecturale, télévision, etc.

UN LIEU PROPICE AUX GRANDS ÉVÉNEMENTS : L’ÉVÉNEMENT AIMER!
Le musée est un lieu de questions, de propositions, d’apprentissage, grâce, entre autres, à son événement annuel d’automne, ayant pour thème, en cette deuxième année, Aimer!, présenté du 3 au 11 novembre. Lors de cet événement, « aimer » se conjugera à tous les temps. En danse buto, Jocelyne Montpetit explorera l’amour maternel. La comédienne Maude Guérin et le poète Christian Vézina transmettront leur Amoureuse poésie. Sur le piano de Claude Léveillée – qui a récemment joint les collections du Musée –, on jouera de grands airs d’amour. Josée Landry-Sirois créera une installation expressément pour les tout-petits. La Fondation Humanitas parlera d’Ulysse et de ses femmes tandis que Josée Blanchette s’entretiendra avec le père Benoît Lacroix et les étudiants de la faculté des lettres de l’Université Laval y tiendront leur nuit de la liberté sur le thème de l’amour, de l’engagement, de la réconciliation.

Le Musée s’associera également tout au long de l’année à d’autres événements comme les Journées de la culture et Relève en capitale, en proposant des activités spécialement adaptées.

Pour en savoir un peu plus sur les expositions à venir et les activités culturelles, consultez les pages expositions et espaces découvertes à venir du Musée de la civilisation et du Musée de l'Amérique française ainsi que celle de l'agenda culturel.


Vous pouvez également télécharger le dépliant de la programmation 2012-2013 en PDF (4,8 Mo)


Émis le 6 septembre 2012

Relations de presse : Serge Poulin, 418 528-2072, courriel.
Agnès Dufour, 418 528-2358, courriel

haut de page