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Salle de presse

Réserve muséale de la Capitale nationale

Un lieu de conservation moderne et sécuritaire

Tel que prévu à l’échéancier initial, les travaux d’aménagement des espaces de conservation sont complétés à la nouvelle Réserve de la Capitale nationale qui peut déjà accueillir, en toute sécurité, les quelque 225 000 objets de la collection nationale du Musée de la civilisation. C’est ce qu’ont pu constater la ministre de la Culture et des Communications du Québec, madame Line Beauchamp, et la directrice générale du Musée, madame Claire Simard, lors d’une visite de la Réserve effectuée ce matin en compagnie des représentants de la presse.

Propriétaire de la nouvelle Réserve nationale, le Musée de la civilisation a pris possession des lieux en juin dernier. Le déménagement des collections est amorcé depuis septembre et se poursuivra jusqu’à l’été prochain.

« Le Musée a le mandat de conserver la collection nationale et de l’enrichir afin de témoigner de la vie des occupants du territoire et d’en assurer la pérennité. L’ancienne réserve située à Vanier présentait des signes d’engorgement évidents et ne répondait plus aux besoins de croissance des collections. Conserver le patrimoine national doit se faire dans des conditions environnementales idéales et sécuritaires en tous points. La nouvelle Réserve a été conçue spécifiquement pour répondre aux normes muséologiques reconnues tant sur le plan de l’édifice lui-même qu’en matière de conservation des objets. La Réserve offre également d’intéressantes perspectives d’expansion. C’est pour nous un outil essentiel dans l’atteinte de nos objectifs de conservation, de développement, de partage et de démocratisation de notre collection qui, en plus d’être l’une des plus importantes collections sociétales du pays, est le reflet d’une culture dynamique et créatrice » a déclaré la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard.

Un lieu de conservation hautement sécuritaire…
Érigé sur trois niveaux, l’édifice est divisé en quatre secteurs : accueil/administration, réception/expédition, réserves et espaces de circulation. Le Musée de la civilisation occupe la majeure partie de ce nouvel édifice de 8 546 m2, alors que le Musée national des beaux-arts du Québec loue deux réserves totalisant 1 220 m2 pour des œuvres présentant des défis de conservation. Dans un souci d’économie d’espace et de coûts de fonctionnement, les deux musées d’État se partagent les aires communes d’accueil/administration et de réception/expédition.

Tout au long de l’élaboration du projet, le savoir-faire et l’expertise du Musée de la civilisation ont été mis à contribution. En plus de posséder des qualités techniques de haute performance (étanchéité, quincaillerie spécialisée, systèmes de surveillance et de sécurité de haute technologie contre les incendies et contre les intrusions), la nouvelle Réserve a été pensée jusque dans les moindres détails. Par exemple, tous les espaces publics (accueil, débarcadère, espaces de circulation, sécurité) sont regroupés pour faciliter le contrôle sur le plan de la sécurité; il y a peu d’ouverture sur l’extérieur sauf pour la partie réservée à l’accueil, aux espaces administratifs ainsi qu’aux espaces de travail et de circulation. Tous les accès sont contrôlés et des caméras extérieures couvrent l’ensemble des façades du bâtiment. Adjacente au débarcadère se trouve une salle de quarantaine pour les artefacts soupçonnés d’avoir des parasites. À l’intérieur des réserves, un nombre restreint de canalisations a été installé pour minimiser les dégâts d’eau. Chaque réserve possède des conditions climatiques spéciales. Les systèmes de surveillance sont reliés à la centrale de sécurité du Musée de la civilisation.

… et hautement performant
Autre amélioration majeure : les réserves sont classées par matériaux plutôt que par catégories d’artefacts : métaux, bois, œuvres d’art/peintures, textiles, spécimens naturalisés et matériaux composites. Ce changement de classification implique une coordination extrêmement précise puisqu’on rebâtit les collections sous de nouveaux critères.

À ces réserves s’ajoutent deux salles multifonctions qui sont le cœur des activités de la nouvelle Réserve (arrivée et conservation des acquisitions, enregistrement des données concernant l’objet, fabrication de supports si nécessaire, emballage et déballage des artefacts). Un contrôle strict du taux d’humidité et de la température pour chacune des réserves, selon le matériau des objets entreposés, garantit des conditions de conservation optimales. Au débarcadère, se trouve un sas de manutention pour éviter les variations de température et d’humidité. Dans le même esprit, un autre sas a été installé entre la réserve des métaux et celle des spécimens naturalisés conçues spécifiquement pour ce genre d’artefacts. En cas de panne, une génératrice peut alimenter toutes les réserves et conserver les conditions environnementales.

Pour accueillir les quelque 225 000 objets de la collection nationale du Musée de la civilisation, la nouvelle Réserve est dotée de systèmes de rangement mobiles sur rails qui permettent de maximiser l’aménagement de l’espace et le rangement des pièces. Chaque réserve a un plan ainsi que chaque étagère.

Le déménagement des objets : une opération complexe
Une grande armoire d’esprit Louis XIII ne voyage pas de la même façon qu’un service de vaisselle très rare du XIXe siècle, qu’une collection de kimonos d’apparat ou de vêtements inuits. Voilà pourquoi chaque artefact est l’objet d’importantes précautions pour le déménagement. Des supports sur mesure, des emballages spécifiques ont été créés notamment pour les objets les plus fragiles. Notons qu’aujourd’hui, chaque objet est classifié et identifié par un code à barres, ce qui facilite grandement les recherches et le contrôle. Ce travail des plus minutieux a été entrepris – il y a maintenant sept ans – et se poursuit toujours.

Lorsque le déménagement des collections sera complété, la collection nationale du Musée de la civilisation sera accessible aux chercheurs, professeurs et étudiants qui désirent étudier et rendre compte du passé de la société québécoise. Une salle de consultation adaptée à leurs besoins et l’installation d’un studio de photographie permettront de répondre aux nombreuses demandes de diffusion de la collection.

Une publication en avril 2004
Actuellement, un ouvrage décrivant tout le défi représenté par cette nouvelle Réserve muséale (du programme des besoins jusqu'au déménagement du dernier objet) est en préparation. Il sera disponible en avril prochain, en français et en anglais.

Rappelons que la construction de la nouvelle Réserve muséale de la Capitale nationale a entièrement été financée par le ministère de la Culture et des Communications et supervisée par la Société immobilière du Québec. La Réserve muséale a été réalisée par le consortium DMG et Pierre Thibault, architectes. L’ingénierie a été confiée au groupe Roche pour la structure, et à Piette, Audi, Bertrand, Lemieux et associés pour la mécanique et l’électricité. La nouvelle Réserve a nécessité jusqu’à maintenant des investissements de l’ordre de 13,3 M $ dont 10,4 M $ pour la construction.


Renseignements :

Serge Poulin/Agnès Dufour
[418] 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 13 novembre 2003


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