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Anne Gasnier et Élisabeth Estienne ont toutes deux accompagné des groupes de filles durant la traversée entre la France et la colonie, vu à leur mariage et tâché de rendre plus facile leur établissement. Anne Gasnier s'était liée d'amitié avec la confidente de l'intendant Talon. Elle émigre au Canada dans le but de consacrer sa vie aux miséreux. Elle épousa le 21 août 1655 le seigneur Jean Bourdon, veuf et père de huit enfants. Après la mort de son mari en 1668, son dévouement pour les bonnes oeuvres s'intensifia. Elle s'occupa particulièrement des filles du roi, effectuant plusieurs voyages en France pour les recruter et leur fournir le gîte et le couvert lors de leur arrivée à Québec. Elle s'intéressait à ses protégées tant qu'elles n'étaient pas mariées, et même après si nécessaire. Quant à la demoiselle Étienne1, originaire de Paris, elle aurait été accompagnatrice lors des voyages de 1670 et 1671. La lettre de Talon à Colbert indique clairement « qu'elle prendra la conduite de celles qu'on enverra cette année ».2 En 1670, elle aurait signé cinquante-deux contrats de mariage des filles du roi, dont elle veillait attentivement à l'établissement dans la colonie.3 (1) S'écrit Estienne d'après les sources officielles. (2) Mémoire de Talon à Colbert, 1670. (3) Sylvio Dumas. Les filles du roi en Nouvelle-France. Québec, 1972. |
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©Musée de la civilisation, 1998 |
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