Les filles du roi, des femmes immigrantes

 

Vie à Paris


ville de Paris

 

Carte de la Nouvelle-France

Elles seront plus de huit cents filles à faire la traversée de l'Atlantique, à venir fonder une famille et peupler le pays entre 1663 et 1673. Femmes immigrantes dont le départ vers l'inconnu était volontaire, elles sont envoyées en Nouvelle-France pour répondre aux besoins de peuplement de la colonie.

« Les filles du roi, tout comme leurs devancières, ont été des femmes courageuses... Émigrer vers des colonies lointaines, peu sûres et au climat difficile, était une aventure à tenter pour des hommes, mais fort mal vu à l'époque pour des femmes. » 1

Elles sont néanmoins parties, quittant la France pour ne plus revenir. Elles débarquent dans un pays jeune où tout est encore à faire, où tout reste à bâtir.

Un peu plus de la moitié de ces filles sont des orphelines, sans dot et donc sans avenir, et la majorité ont moins de 25 ans. Si la plupart sont originaires de Paris, les autres proviennent des provinces environnantes dont la Normandie, la Bretagne et l'Ile de France. Le recrutement se faisait principalement à La Salpêtrière, qui hébergeait les femmes indigentes et les orphelines. On leur enseignait à lire, à tricoter, à faire de la lingerie, de la broderie et de la dentelle; on leur donnait un solide enseignement religieux.

« Une fois embauchées, les "filles du roi" étaient dirigées vers un port de mer, soit Dieppe, soit La Rochelle, où elles embarquaient sur des navires en direction du Canada. » 2

(1) Sylvio Dumas. Les filles du roi en Nouvelle-France. Québec, 1972.

(2) Jacques Lacourcière. Histoire populaire du Québec : des origines à 1791. Montréal, 1995.

  ©Musée de la civilisation, 1998

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