Jacques Levasseur de Neré fait récit
de l'incendie du Séminaire de Québec en 1701 et suggère
quelques moyens afin de mieux combattre ce fléau en ce début
du XVIIIe siècle. En Canada, colonie de la Nouvelle-France (1534-1760),
il était d'usage et nécessaire d'entretenir une correspondance
assidue et formelle avec la cour de France, où se situait le pouvoir
décisionnel.
Jacques Levasseur de Neré est ingénieur
militaire, chevalier de Saint-Louis, capitaine et enseigne de vaisseau.
Il est né à Paris vers 1662, et mort en France après
1723.
Le 1er mars 1693, on le nomma ingénieur
du roi en Nouvelle-France. Il avait auparavant épousé Marie-Françoise
Chavenault; la gêne dans laquelle il vivait, à cause de sa
famille nombreuse, a été l'un des facteurs qui amenèrent
sa nomination en Nouvelle-France. Pendant son séjour en Canada, sa
femme lui donna encore dix enfants, dont l'un eut pour parrain le sieur
Buade de Frontenac.
À son arrivée, en 1694, Levasseur
de Neré constata le mauvais état d'une grande partie des ouvrages
de défense de Québec. On décida donc d'entourer la
ville de remparts de terre, de construire une solide redoute sur le cap
Diamant et d'ériger des batteries dans la basse-ville. Ces travaux,
commencés dès le printemps suivant, progressèrent sous
la direction de Levasseur de Neré. Il se lança activement
dans l'élaboration de plans de défense pour la colonie en
Canada. En 1701, année de l'incendie du Séminaire, ses plans
reçurent l'assentiment royal et on créa une réserve
annuelle pour en couvrir les frais.
À la fin de l'année 1709,
pour des raisons de maladie, Levasseur retourna en France bien que les travaux
des fortifications de Québec ne fussent pas encore terminés.
Son successeur fut Chaussegros de Léry (1).
(1) James S. Pritchard. Dictionnaire biographique
du Canada. Québec : Presses de l'Université Laval; Toronto
: University of Toronto, 1969. Vol. 2, pp. 449-450.
* On lit Néré dans le document original.
Le Dictionnaire biographique du Canada l'indique comme étant officiellement
Levasseur de Neré.

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