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La rigueur du climat québécois a été, pour les habitants de la colonie, une préoccupation constante. Dès le début de l'automne, chaque maison et certaines pièces de grands bâtiments étaient chauffées par des poêles alimentés au bois.
« Le mot poëlle apparaît en 1351 et désignait les bains bâtis sur les voûtes et chauffés par-dessous; système de chauffage qui s'est étendu aux maisons des riches Romains. Il a pris son sens moderne de fourneau de chauffage en faïence ou en fonte en 1455 par allusion à une réalité allemande (1) ».
« Il est intéressant de noter que l'adoption du poêle en Nouvelle-France correspond à un phénomène d'adaptation au climat parallèle à celui qui s'est produit dans les pays froids de l'Est et du Nord de l'Europe. Il faudra attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les poêles servent et s'adaptent à la cuisson des aliments (2) ».
(1) Alain Rey. Dictionnaire historique de la langue française. Paris : Le Robert, 1994. Vol. 2, p. 1668.
(2) Marcel Moussette.Le chauffage domestique au Canada. Québec : Les Presses de l'Université Laval, 1983, p. 77.