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Sans doute avait-il été stimulé par
ses contacts avec Charles Sabatier
et Antoine Dessane. À
Paris, il travaille le piano, l'harmonie et la composition. Il fait aussi
la connaissance d'Auber, Rossini, Thomas et Verdi. De retour à Québec,
il reprend son poste à l'École normale Laval, enseigne au
Petit Séminaire de Québec et chez les Ursulines puis succède
à Dessane comme organiste de la Cathédrale de Québec.
Durant cette époque, il publie plusieurs ouvrages
historiques, parmi lesquels Louis Jolliet, La Nouvelle-France, Les Sauvages
de l'Amérique et L'art musical. C'est cependant grâce
à ses Chansons populaires du Canada, que Gagnon passe à
la postérité. Prise dans son contexte historique, cette collection
s'avère exceptionnelle et constitue une première dans l'histoire
musicale du Québec. Son quadrille Le Carnaval de Québec
(1862), inspiré de chants folkloriques (du Québec), fait même
un clin d'oeil aux Américains, les « voisins du sud ».
Stadaconé est sous-titré « danse sauvage ».
L'Incantation de la jongleuse décrit un spectacle sur la place
du marché, face à la Cathédrale de Québec.
Organiste au style brillant et à l'improvisavion
facile, membre correspondant de la Société des compositeurs
de musique de Paris, Ernest Gagnon apparaît, tel que le décrit
Arthur Letondal, comme « une personnalité riche de dons
artistiques, de distinction rare, de sentiments élevés, dominée
par un amour profond de l'âme et des choses de son pays »;. |