Théodore
Frédéric Molt
Professeur, auteur, pianiste, organiste
(Gschwend, près de Stuttgart, 1795 - Burlington, Vermont, 1856) |
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Fils d'un organiste et maître d'école luthérien,
Molt devient soldat dans l'armée de Napoléon peu après
son entrée à l'université; il connaît alors le
champ de bataille de Waterloo. Quittant l'armée, il étudie
la musique puis débarque à Québec en 1822. Il s'y établit
comme professeur de piano, de basse chiffrée et de musique. Cependant,
peu après, il repart pour l'Europe afin de parfaire sa formation
et bien décidé à rencontrer Beethoven. Molt s'était
déjà annoncé par écrit au compositeur sourd
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- « Je suis un professeur de musique à
Québec en Amérique du Nord. Vos oeuvres m'ont enchanté
si souvent que je considère qu'il est de mon devoir de vous témoigner
ma reconnaissance... »
Puis, il demande au compositeur d'écrire « du
fond de son grand coeur » un souvenir « qui
restera pour moi, à une distance qu'il me faudra presque 3000 heures
pour parcourir, un document éternellement précieux ».
Beethoven accepte et présente à Molt le canon Freu Dich
des Lebens.
Molt enseigne le piano, l'orgue, le violon, le chant et
la basse chiffrée au Séminaire de Québec et à
Burlington au Vermont. Tout comme Glackemeyer, il se voit confier le poste
d'organiste à la Cathédrale de Québec. Il est le premier
organiste de cette église à jouer lors des célébrations
de la Saint-Jean-Baptiste.
Professeur respecté et laborieux, Molt rédige
quelques-uns des premiers ouvrages de pédagogie musicale. Il publie
aussi Sol canadien,
terre chérie* sur des paroles d'Isidore Bédard,
qui est l'un des plus anciens chants patriotiques du Québec.
- *À cette époque, le terme « Canadien »
désignait les francophones uniquement. Cette appellation a ensuite
évolué vers « Canadien-français »
puis vers « Québécois ».
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