Collection asiatique du Séminaire de Québec
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Statuette de Guan-Yin
Cuivre
Collection asiatique du Séminaire de Québec
1991.1912
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Plat à trois pieds
Dynastie Ch'ing (1736-1796)
Collection asiatique du Séminaire de Québec
1991.1901
CLASSIFICATION Sciences humaines DÉPARTEMENT Anthropologie SECTEUR Asiatique CULTURE Asiatique NB D'OBJETS 65 No DOSSIER ACQUISITION Dépôt du Séminaire de Québec CHERCHEUR Élaine Charron Contenu
Chinoiseries et japonaiseries : dieux et déesses de toutes catégories; en bois, en bronze, en jade et en porcelaine.
Thématique principale
Art religieux asiatique.
Historique
En 1877, l'opportunité s'offre d'agrandir la collection dans le Musée d'ethnologie. On offre à l'abbé Dallet d'effectuer des achats en Chine. Arrivé en Chine, celui-ci laisse la responsabilité au procureur des Missions Étrangères de Shanghai, l'abbé Martinet. L'abbé Claude-Charles Dallet décède à Tonkin (Vietnam) le 25 avril 1878. C'est à l'abbé Favier, installé à Beijing, que revient le travail de collectionnement. Il déniche « dieux et divinités » qu'il fait parvenir par caisses vers Québec, le port de Shanghai étant à cette époque sous l'égide internationale. Deux caisses en provenance de Chine arrivent enfin à Québec après un premier envoi infructueux (les pièces furent brisées en Chine). Elles contiennent « chinoiseries et japonaiseries, dieux et déesses de toutes catégories : en bois, en bronze, en jade et en porcelaine ». Alphonse Favier joint à l'envoi ces informations : « Plusieurs statuettes se ressemblent beaucoup. On est parfois obligé d'acheter tout un lot et encore ce n'est pas facile avec la superstition des Chinois qui ne veulent que très difficilement vendre leurs divinités. J'espère que les doubles vous serviront à faire des échanges. Elles sont toutes très anciennes, je les crois toutes de bonne valeur et intéressantes. » Dès le mois suivant, ces nouveautés sont exposées aux « mardis universitaires ». Les pièces de la collection chinoise ont sûrement ajouté au prestige redevable à une grande université et démontré la finesse de son réseau international. Le 6 novembre 1879, on réaménage la collection ethnologique en deux sections pour y joindre les objets chinois présentés la veille. Ce musée se répartit désormais comme suit : le musée Huron et un département chinois et japonais. Une place de choix est ainsi consacrée à l'art oriental. Ce n'est cependant qu'à la fin du siècle qu'on augmenta sensiblement le nombre d'acquisitions en rapport à cette collection. La collection chinoise continua d'attirer l'attention puisqu'on ne la retira des salles qu'à la première guerre mondiale. L'arrivée de cette collection peut aussi être perçue comme le reflet d'une société ouverte sur le monde.
Références
Bergeron, Yves (sous la direction de), Trésors de l'Amérique française, Montréal/Québec, Fides, Musée de l'Amérique française, 1996, pp. 64-65. Létourneau, Jean, Catalogue raisonné - La collection chinoise du Musée du Séminaire de Québec. Musée du Séminaire de Québec/Université Laval. Québec, 1992. (Rapport présenté à Yves Bergeron dans la cadre du cours - Les collections et la recherche).