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Bien conserver les tableaux peints
Trucs et conseils

Au Québec, la présence de tableaux dans le patrimoine des familles n’est pas tellement fréquente et s’inscrit exceptionnellement dans une tradition familiale. Mais qu’ils soient récents ou anciens, les tableaux demandent des soins dont il faut apprendre et appliquer les règles particulières. Généralement, les tableaux peints il y a plus d’un demi-siècle sont des huiles sur toile ou sur panneau de bois, lorsque de petites dimensions. Depuis les 50 dernières années, la peinture à l’acrylique (qui sèche plus rapidement) et de nouveaux types de supports, comme le carton entoilé et le masonite, ont gagné en popularité.

Les conditions de conservation
Dans l’environnement domestique, ce que les toiles redoutent le plus est la lumière directe, qu’elle provienne du soleil ou d’un éclairage artificiel fort et rapproché. On évite donc de placer un tableau face à une fenêtre. Les petites lampes qui se fixent au cadre sont également à bannir : elles produisent une chaleur inégale et trop élevée qui peut endommager les tableaux. Le meilleur éclairage sera obtenu par des projecteurs à incandescence installés sur rail au plafond. Quant à l’humidité relative et à la température, ces sont les conditions extrêmes et les grandes variations rapides qui s’avèrent les plus nocives, comme pour beaucoup d’autres objets précieux.

Un léger époussetage suffit
Si la surface picturale est stable et ne montre ni détachements ni écaillements, on peut épousseter soi-même une toile à l’aide d’un pinceau d’artiste propre et doux, à poils naturels (par ex. à poils d’écureuil de 5 cm). On appuie le tableau sur une surface propre, en le tenant debout, légèrement incliné vers l’avant, de sorte que la poussière ne retombe pas sur la surface peinte. On époussette lentement dans une direction, puis dans l’autre. Il faut tenir le pinceau à la jonction des poils et de la bague métallique afin d’éviter que le métal ne vienne érafler accidentellement la peinture. Ne pas utiliser de chiffon sec ou humide, ni de pinceau à soies rigides, ni de plumeau, car ces outils risquent d’égratigner la surface et
d’entraîner des pertes de peinture. On ne doit pas essayer de nettoyer soi-même un tableau; c’est là une tâche réservée aux professionnels de la conservation et aux restaurateurs. Il ne faut même pas tenter d’enlever la moindre tache. Toute main non experte risque de causer des dommages plus graves et souvent permanents.


L’encadrement et
l’accrochage

Le cadre d’origine d’un tableau fait partie de son histoire. Il forme avec l’œuvre un tout qu’il vaut mieux ne pas modifier, même lorsqu’il s’agit de l’harmoniser à un décor. Avant de penser à changer un cadre, on recommande de consulter un expert afin de savoir s’il s’agit du cadre originel qu’il serait important de conserver. Tout encadrement doit être effectué par un professionnel.

Prenez la peine de suspendre vos tableaux de façon sécuritaire. Il faut d’abord remplacer les vieux ancrages, souvent corrodés ou affaiblis. Généralement, un cadre fait par un professionnel comporte deux anneaux à l’arrière; ceux-ci sont suspendus à deux crochets à tableau fixés au mur. Parce qu’il procureune meilleure stabilité, ce système est préférable au fil métallique que l’on passe dans les anneaux puis que l’on
Attention!
  • ne jamais nettoyer soi-même un tableau, ni l’épousseter avec un chiffon sec ou humide ou un plumeau ;
  • ne pas l’exposer à la lumière directe
    du soleil ;
  • veiller à ce que l’accrochage soit solide
accroche au mur. Veillez enfin à ce que les attaches murales soient solidement fixées par des clous ou des ancrages, selon le type de mur, afin de prévenir la chute du tableau.




© Musée de la civilisation, 2000