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GRAND 5 1/2, ÉCLAIRÉ, CHAUFFÉ, ISOLÉ, AVEC VUE SUR LES AUTRES
1, RUE DES APPARENCES

UNE EXPOSITION-RÉFLEXION ÉTONNANTE À VISITER!


Photo : Jacques Lessard
Il y a des sourires qui blessent, des compliments qui tuent [Alexandre]. Avec l’exposition 1, rue des Apparences, présentée du 21 novembre 2001 au 5 janvier 2003, le Musée de la civilisation à Québec propose une réflexion sur l’univers de ceux et de celles qui vivent avec différentes formes d’incapacité. Après sa présentation au Musée, l’exposition entreprendra une tournée dans différentes régions du Québec, avant de devenir le noyau d’un projet de centre d’interprétation du handicap, mené par le Réseau international du processus de production du handicap.

L’exposition est présentée par l’Office des personnes handicapées du Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et le Réseau international sur le processus de production du handicap, avec la collaboration de la Société de l’assurance automobile du Québec, la Commission de la santé et de la sécurité au travail, le ministère de l’Éducation du Québec et l’Office national du film du Canada.

Vivre la différence
Au Québec, près de 1 000 000 de personnes vivent avec différentes formes d’incapacité. Pas étonnant que le Musée de la civilisation, un Musée centré sur l’expérience humaine, ait consacré une exposition à ce thème. Pas étonnant, non plus, qu’il ait voulu donner la parole à ceux et à celles qui portent les marques de la différence!

Photo : Jacques Lessard
Un cadre de vie
Le caractère complexe et parfois déstabilisant du sujet a amené le Musée à lui donner un environnement qui s’inspire de la vie concrète, de manière à bien le camper dans la réalité de tous les jours. Le concept de la mise en espace s’est développé autour d’un appartement à visiter. Cet appartement est épuré et chaque pièce est stylisée de façon à mieux faire sentir les émotions par la présentation de témoignages, profondément humains, qui lèvent le voile sur des aspects insoupçonnés de la vie des personnes qui vivent avec une incapacité et sur des facettes inexplorées de leur quotidien. Ces témoignages questionnent aussi nos préjugés et nos attitudes qui visent à exclure plutôt qu’intégrer.

Un grand 5 1/2 à visiter… pièce par pièce… émotion par émotion
Le visiteur est amené à circuler à travers l’appartement où chaque pièce devient prétexte à aborder des thèmes variés, suscitant la réflexion.

Photo : Jacques Lessard
Dès le vestiaire d’entrée, des thèmes comme les préjugés sont abordés. La surprotection, les frustrations, les angoisses, l’évolution des mentalités alimentent les discussions autour de la table de la salle à manger. Au salon-bibliothèque, on parle de communication, des besoins d’identification et de reconnaissance. La chambre d’enfants est un lieu bien choisi pour aborder la question de l’amour des proches, la désillusion, la méfiance et la pitié. L’espace d’adolescent devient un lieu propice pour entendre des témoignages sur la révolte, l’isolement, l’amour et la séduction, l’image de soi et l’identité. On y aborde aussi le fait de vivre avec un frère ou une sœur ayant une incapacité. Des sujets souvent considérés tabous comme la sexualité, la vie de couple, l’inquiétude et l’inhibition deviennent des thèmes privilégiés dans la chambre d’adulte. Quant à la salle d’eau, c’est l’endroit tout indiqué pour s’exprimer sur l’apparence. À la sortie, une réflexion sur le regard des autres et la tolérance s’impose!

Une question de regard
Les témoignages présentés dans l’exposition ont deux points en commun : ils proviennent des personnes qui vivent au quotidien avec une incapacité et ils évoquent des attitudes et des comportements que nous, les personnes dites normales, avons envers ces personnes, à travers le regard que nous posons sur elles. S’il prend différentes expressions – regard de pitié, regard étonné, embarrassé, tendre ou carrément dégoûté – ce regard porte en lui toute une ambivalence. Il oscille continuellement entre deux pôles, l’un négatif, l’autre positif. C’est pourquoi le Musée a fait de ce regard le fil conducteur de l’exposition.

Photo : Jacques Lessard
La mise en espace
La répétition, l’alignement et la transparence dominent dans l’aménagement de l’espace. Des mises en scène saisissantes, des sketches, des œuvres picturales, des dessins, des objets du quotidien… illustrent et animent la présentation de ce sujet complexe.

1, rue des Apparences, au Musée de la civilisation à Québec, du 21 novembre 2001 au 5 janvier 2003. Une exposition à regarder avec ses yeux, à vivre avec son cœur. Mise en scène : Gill Champagne. L’exposition est présentée par l’Office des personnes handicapées du Québec, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec et le Réseau international sur le processus de production du handicap, avec la collaboration de la Société de l’assurance automobile du Québec, la Commission de la santé et de la sécurité au travail, le ministère de l’Éducation du Québec et l’Office national du film du Canada.


Renseignements :
Serge Poulin, [418] 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 20 novembre 2001


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