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JADE, TRÉSOR SUPRÊME DE LA CHINE ANCIENNE
DE MAGNIFIQUES OBJETS FINEMENT CISELÉS

Le jade n’est pas une pierre ordinaire pour les Chinois. Et comme le disait si bien Confucius : les qualités du jade se comparent aux vertus du « gentilhomme admiré de tous ». Après Victoria, Vancouver, Hamilton, Winnipeg et Edmonton, c’est au Musée de la civilisation à Québec que s’arrête, jusqu’au 2 septembre 2002, la magnifique exposition Jade, trésor suprême de la Chine ancienne.

« Nous sommes vraiment privilégiés de pouvoir offrir à nos visiteurs cette exposition prestigieuse organisée par la Fondation canadienne de la préservation des trésors culturels et historiques chinois. D’autant plus que, depuis l’ouverture de l’exposition Xi’an, capitale éternelle dans notre musée, nous avons noté qu’il existe un engouement certain pour la culture orientale dans son sens le plus large » a souligné la directrice générale du Musée de la civilisation, madame Claire Simard, lors de l’inauguration. De son côté, la présidente de la Fondation canadienne de la préservation des trésors culturels et historiques chinois, madame la docteure Nelly W. Ng, s’est dit particulièrement heureuse et fière d’avoir pu faire venir cette collection unique au Canada.

Des trésors nationaux
L’exposition Jade, trésor suprême de la Chine ancienne offre une occasion unique d’apprécier l’art du jade et, du même coup, l’évolution de la civilisation chinoise, à travers quelque 120 magnifiques objets finement ciselés (objets rituels ou cérémoniels, décoratifs ou utilitaires, bijoux ou ornements…) qui s’échelonnent de la période néolithique (10 000-3 000 ans av. J.-C.) jusqu’à la dynastie des Qing (1644-1911). Parmi ces trésors nationaux chinois, on retrouve le linceul de la princesse Dou Wan de la dynastie des Han de l’Ouest (206 av. J.-C.–220 ap. J.-C.). Cet ouvrage exceptionnel a nécessité, dit-on, sept cent grammes de fil d’or pour rassembler les 2 160 pièces de jade qui le composent. On estime que la fabrication du linceul de la princesse a demandé plus de 100 000 jours ouvrables. Une pure merveille!

L’amour des Chinois pour le jade à travers les âges
Les empereurs chinois chérissaient le jade sans doute encore plus que les rois occidentaux n’admiraient l’or ou l’argent. Plus qu’un reflet de la beauté, il devient pour eux un symbole de richesse et d’autorité : il représente l’ultime trésor dans la Chine ancienne. À cause de sa rareté, toutefois, la pierre est surtout réservée à l’usage de l’aristocratie.

Depuis l’époque néolithique, les Chinois admirent et travaillent le jade pour en faire des objets utilisés dans les cérémonies et les rites funéraires ou en faire des pièces ornementales ou décoratives. Les Chinois de l’ère primitive prêtaient au jade un pouvoir surnaturel. Dans la Chine ancienne, il servait de médium pour communiquer avec les dieux et pour solliciter leur protection (contre les blessures, les maladies…). Sous la dynastie des Han, le jade est devenu un ornement de choix par sa valeur symbolique dans les rites funéraires principalement; le linceul de la princesse Dou Wan en témoigne éloquemment. Les motifs décoratifs sur le jade (fleurs, poissons, dragons, phénix…) se diversifient et gagnent en réalisme au cours des dynasties Tang (608-906) et Yuan (1271-1368). Mais la grande majorité des jades chinois connus remontent principalement aux dynasties Ming (1368-1644) et Qing. À ces époques, les ornements (épingles à cheveux, pendentifs), les objets utilitaires (tasses, brûle-parfum), les accessoires d’écriture (manches de pinceaux, presse-papiers) sont munis de motifs délicats et élégants traitant de thèmes populaires ou illustrant des vœux de chance et de bonheur.

Cette exposition a été organisée par la Fondation canadienne de la préservation des trésors culturels et historiques chinois et le Centre de coordination chargé des vestiges culturels de Chine, avec l’appui du Gouvernement du Canada, par l’entremise du Programme d’indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada du ministère du Patrimoine canadien. Partenaire national : Columbia International College, Hamilton, Ontario.

Jade, trésor suprême de la Chine ancienne, au Musée de la civilisation à Québec, du 8 mai au 2 septembre 2002. Une occasion unique d’admirer des pièces anciennes travaillées dans « la plus belle des pierres » (comme le rapporte le grand lettré Xu Shen dans son dictionnaire). Après sa présentation à Québec, l’exposition poursuivra sa tournée canadienne au Musée des beaux-arts à Ottawa.

Liste détaillée des objets

Renseignements :
Serge Poulin, [418] 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 7 mai 2002


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© Musée de la civilisation