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PRÉLUDE À L’ENVOL DE KEO
L’OISEAU ARCHÉOLOGIQUE DU FUTUR


KEO,
Photo : Jacques Lessard
Il y a 5 millions d’années, l’espèce humaine apparaissait sur terre. Il y 500 000 ans, l’Homme domestiquait le feu. Il y a 50 000 ans, il inventait l’art… Qui sommes-nous aujourd’hui et quel sera le bilan de l’humanité dans 50 000 ans? Ce lien entre le présent et le futur lointain est désormais établi par le biais du Programme KEO, un projet universel au carrefour de l’art, des technologies, de l’humanisme et du rêve. Prélude à l’envol de KEO, c’est l’exposition qui raconte l’histoire de cette grande odyssée à laquelle chaque personne sur terre est invitée à participer.

Prélude à l’envol de KEO est présentée au Musée de la civilisation à Québec, du 11 septembre 2001 au 7 avril 2002, dans le cadre de France au Québec/la saison. Elle a été conçue par Jean-Marc Philippe, auteur du projet KEO et commissaire de l’exposition et réalisée par la ville française des Ulis, avec le concours d’Arianespace, de Snecma Moteurs et du Musée du Louvre, Paris.

Une grande œuvre collective
Le programme KEO, c’est l’une des plus grandes œuvres collectives jamais réalisées dans l’histoire de l’humanité. L’objectif ultime de KEO consiste à inviter toute personne à adresser un témoignage écrit sur sa manière de vivre, ses rêves, ses espoirs, ses révoltes, ses aspirations. Ces messages sont destinés à nos lointains descendants. À ce jour, KEO a déjà reçu des messages de plus de 130 pays dans 60 langues.

KEO, c’est aussi un satellite ailé, un oiseau archéologique du futur, créé par l’artiste et scientifique Jean-Marc Philippe. Il prendra son envol en 2003 en tant que passager secondaire sur une fusée lancée par Arianespace ou par Starsem emportant avec lui les messages individuels représentatifs de l’humanité d’aujourd’hui et quelques cadeaux symboliques. Il les ramènera sur terre dans 50 000 ans. Ainsi, au 521e siècle, nos descendants prendront livraison de la somme des savoirs de l’humanité et de la diversité culturelle du genre humain au XXIe siècle.

Messages et cadeaux symboliques
Outre les milliers de messages personnels non censurés, KEO sera aussi porteur de cadeaux archéologiques chargés de symboles et d’informations. Une goutte de sang humain, une goutte d’eau de nos océans, une pincée de terre arable et un petit volume d’air de notre atmosphère insérés dans un diamant; un condensé des connaissances de l’humanité gravées sur disques de verre (une « bibliothèque d’Alexandrie » réactualisée avec des documents sous forme d’images et de sons); les portraits d’hommes, de femmes et d’enfants (représentant la diversité ethnique) de même que des séquences de la double hélice d’ADN gravés sur un disque de verre et, une horloge sidérale (gravée aussi sur disque de verre) contenant les renseignements astronomiques précis au jour du lancement de KEO… voilà les éléments qu’apportera le satellite ailé dans l’espace en 2003.

Moteur vulcain
Photo : Jacques Lessard
Les messages : un cadeau pour les humains d’aujourd’hui aussi!
À partir des messages reçus, seront élaborées des cartographies de contenus, de sens et de valeurs, continent par continent, par langues, par pays, par tranches d’âge, révélant une image universelle inédite et globale de la communauté des hommes d’aujourd’hui. Dès le lancement de KEO, le fruit de cette analyse et l’ensemble des messages, rendus au préalable anonymes, seront offerts en libre accès au travers d’une base de données sur Internet. Telle une grande Fête du partage, cette radioscopie des hommes d’aujourd’hui sera diffusée dans le monde entier (particuliers, universités, écoles, médias…). En tentant de répondre aux questions « qui sommes-nous, que pourrions-nous vouloir de nous-mêmes et que voulons-nous forger comme avenir ensemble? » KEO se veut le catalyseur d’une prise de conscience globale et active, où chacun pourra être amené à se considérer comme un acteur. Après le lancement de KEO, une Fondation sera créée pour poursuivre et enrichir la réflexion.

L’exposition en cinq espaces
L’exposition fait le lien entre le passé, le présent et l’avenir, montrant le chemin parcouru depuis les premières traces de l’écriture jusqu’à l’apparition des nouvelles technologies. Dès l’entrée, le visiteur croise quatre stèles implantées successivement au milieu d’un couloir. Puis, il est projeté 50 000 ans plus tard en apercevant la maquette du satellite KEO au moment de son retour sur terre.

La technologie spatiale
Un deuxième espace crédibilise la faisabilité de KEO en montrant des éléments concrets de la technologie spatiale européenne dans ses éléments les plus avancés. Parmi les pièces importantes de cet espace se trouve un moteur Vulcain d’une fusée Ariane 5. Au même endroit, une salle de projection propose de courts documents audiovisuels traitant de la conquête de l’espace. D’autres documents présentent les partenaires techniques du projet, ceux grâce à qui il est réalisable.

Photo : Jacques Lessard
Le programme KEO prend toute la place dans un troisième espace. Ici, dans une atmosphère silencieuse, le visiteur découvre, au centre, la maquette de KEO. Autour, huit modules définissent le projet : notre situation dans l’espace et dans le temps, la genèse du projet, les technologies, la longue odyssée de KEO, la fin du grand voyage, les cadeaux archéologiques (le diamant aux 4 inclusions, l’horloge sidérale, notre signature génétique, etc.), la durabilité des supports et comment adresser les messages à KEO. À travers ces modules, huit vitrines technologiques font découvrir les matériaux dont est constitué KEO. Tout autour, des images de la terre montrent sa beauté, mais aussi sa fragilité et son ineffable mystère. Un diaporama propose des images représentatives de la beauté du monde et de la diversité des hommes d’aujourd’hui tout en soulevant des interrogations auxquelles nos sociétés sont confrontées. Enfin, sur deux écrans opposés, un film de 4 minutes illustre l’épopée de KEO, de la collecte des messages jusqu’à son retour sur terre.

Les antiquités du Musée du Louvre
Un quatrième espace rappelle au visiteur que le programme KEO s’inscrit dans l’histoire de l’humanité. L’exposition est l’occasion de retracer la naissance de l’écriture qui, depuis un peu plus de 5 000 ans, retranscrit l’histoire des peuples dont nous sommes les héritiers culturels. Une cinquantaine d’œuvres antiques (antiquités orientales, égyptiennes, grecques, étrusques et romaines) du Musée du Louvre à Paris en témoignent éloquemment. Des œuvres remarquables prennent place dans cet espace, dont : la statue de Goudéa (Mésopotamie, fin du XXIIe siècle avant J.-C.), un sarcophage de Oudjahor (IIIe siècle av. J.-C.), la stèle de Ptolémée VI et Cléopâtre II (vers 150 av. J.-C.) et une tête votive de taureau (Tunisie, IIIe siècle ap. J.-C.). D’autres pièces toutes aussi impressionnantes ajoutent une perspective historique à l’exposition.

Laissez un message!
Le dernier espace ramène le visiteur dans la vie contemporaine et vers l’écriture du message personnel qui sera embarqué à bord de KEO. Quatre ordinateurs dédiés au site www.keo.org et quatre espaces d’écriture manuelle sont à la disposition du visiteur qui veut rédiger sur le champ son message. S’il préfère mûrir sa réflexion, des formulaires sont à sa disposition et il pourra adresser son message à KEO soit via le site Internet (www.keo.org), soit par la poste au 30, Quai des Célestins, 75004 Paris, France.

Une publication témoin
Une exposition si audacieuse est sans contredit accompagnée d'une publication. Des textes vulgarisés, de magnifiques illustrations font de cet ouvrage un véritable témoin de toute la démarche conduisant à la création du projet KEO et de son exposition. En vente à la boutique au coût de 19,95 $.

Prélude à l’envol de KEO est présentée au Musée de la civilisation à Québec, du 11 septembre 2001 au 12 janvier 2003. Elle a été conçue par Jean-Marc Philippe, auteur du projet KEO et commissaire de l’exposition et réalisée par la ville française des Ulis, avec le concours d’Arianespace, de Snecma Moteurs et du Musée du Louvre, Paris.

Renseignements :
Serge Poulin
Relations publiques et communications
[418] 643-2158

Émis le : 8 septembre 2001


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