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OBJETS DE PASSAGES
DES ŒUVRES, DES TÉMOIGNAGES


LES ŒUVRES PRIMÉES

Viol
Anne Baillargeon
Graphisme – design 3D
Collège Ahuntsic, Montréal

J’ai choisi de représenter le viol, non pas parce que j’ai vécu cette expérience, mais parce qu’une amie proche m’a raconté son histoire. J’ai été considérablement marquée par cet aveu qui m’a fait prendre conscience de la face noire du monde. Ce qui me frappe le plus, ce sont les répercussions de cet acte de violence sur sa personne. En effet, le temps n’a rien changé à la fragilité psychologique avec laquelle elle doit dorénavant vivre. Les cicatrices laissées par un tel acte sont pratiquement indélébiles. J’ai donc voulu représenter, par cette œuvre, la perception que j’ai de son horrible expérience. Cet événement m’a sensibilisée aux effets de la violence faite à une personne. Cela m’a amenée à être plus à l’écoute de mes amis qui ont à traverser différentes épreuves de la vie.


Le tombeau des rois
Aline Bertin
Céramique
Centre de céramique Bonsecours, Montréal

J’intitule ma pièce Le tombeau des rois, car celle-ci représente pour moi la mort de mon père et aussi parce que je vois un lien avec le poème d’Anne Hébert « Il y a sûrement quelqu’un », tiré de son recueil Le tombeau des rois.

Avec cette pièce, je désire illustrer le passage de la vie à la mort et de la mort à la vie. Le vase vertical penché sur le tombeau représente la personne qui, après avoir perdu un être cher, veut rester debout, ancrée sur son chemin, tout en vivant son deuil et en cherchant des réponses aux grandes questions de l’existence.

Le contenant horizontal représente le tombeau. Il symbolise l’âme et la mémoire.

La personne en deuil veut ouvrir le tombeau pour saisir les souvenirs et apaiser sa blessure profonde. Elle se demande comment elle peut continuer à vivre malgré sa déchirure. Elle veut retrouver le goût de vivre malgré les injustices.

Le poème représente à la fois le passage de la vie à la mort et la difficulté de vivre de quelqu’un qui a perdu un être cher et qui se sent mourir tout en restant vivant.


Il y a certainement quelqu’un
Il y a certainement quelqu’un
Qui m’a tuée
Puis s’en est allé
Sur la pointe des pieds
Sans rompre sa danse parfaite

A oublié de me coucher
M’a laissée debout
Toute liée
Sur le chemin
Le cœur dans son coffret ancien
Les prunelles pareilles
À leur plus pure image d’eau

A oublié d’effacer la beauté du monde
Autour de moi
A oublié de fermer mes yeux avides
Et permis leur passion perdue

Anne Hébert, 1953


Larmes de fumée
Le décès de mon père…

Stéphane Pelletier
Ébénisterie
École québécoise du meuble
et du bois ouvré, Montréal

Mon rite de passage est le décès de mon père des suites du tabagisme. J’ai choisi de représenter la mort elle-même et ses effets sur moi. Il y a les courbes et les tiroirs mobiles qui représentent les mouvements de la fumée. La forme générale du meuble, elle, ressemble à un sablier, pour le temps qui passe trop vite. Les couleurs sombres symbolisent le deuil. Quant aux effets sur moi, il y a mon cœur brisé représenté par une fissure dans la boîte centrale. Elle laisse voir l’intérieur du tiroir, ma nouvelle sensibilité. Dans chaque tiroir apparaît une citation liée à mes sentiments. Enfin, la marqueterie récurrente imite une larme qui tombe dans l’eau.


Mon pétrin! (pièce no 25)
Stéphanie Cayouette
Ébénisterie
École d’ébénisterie d’art de Montréal,
Cégep du Vieux Montréal

Voici une analogie de mon passage de la campagne à la ville. Mon pétrin représente le temps où je me sentais dans le pétrin, en quête d’orientation et ignorant si la « pâte allait lever ».

Comme le blé, j’ai grandi à la campagne et son image, illustrée sur le coffre, est imprimée dans mon cœur. C’est mon enfance. Je suis le grain de blé issu de plusieurs générations d’agriculteurs.

Avec ses routes, ses ponts et son contour bedonnant, l’intérieur symbolise la ville en perpétuelle expansion, accueillant ceux qui, comme moi, s’y installent. Le pétrin transforme les différents ingrédients en un tout. C’est ma période d’apprentissage.

Ce passage marque le début de ma vie adulte. Je suis maintenant prête à « mettre la main à la pâte ».


Le rituel du maquillage
Ariane Marois
Joaillerie
École de joaillerie de Québec

Le pinceau à maquillage demeure pour moi un objet marquant, puisque ce sont les poils fins de cet outil qui ont trempé dans mon premier pot de gouache. Ma mère utilisait des pinceaux à maquillage si jolis que je croyais qu’ils feraient de plus belles peintures.

À mon tour, en redonnant aux pinceaux leur usage d’origine, j’ai fait du maquillage un rituel matinal quotidien.

Ces pinceaux, tous différents, symbolisent l’épanouissement de la personne qui étale sur ses joues les coloris de la jeunesse et de la santé.


La découverte de la beauté
Véronique Paradis
Joaillerie
École de joaillerie de Québec

Quand j’avais 10 ans, je suis allée à Amqui avec ma famille. C’est là que j’ai vu, pour la première fois, un paysage de campagne.

Ce fut le plus beau moment de mon enfance. C’est d’ailleurs de la simplicité même de la vie que vient mon engouement pour reproduire cette vision de la beauté.

Devant un beau paysage, je plonge en moi-même jusqu’à me trouver dans un état amoureux. Naît alors le désir de créer.

Le bijou est aujourd’hui mon moyen d’expression : sa fonction et son extravagance sont l’absolu accomplissement de moi en tant qu’artiste.

L’harmonie des textures et les matériaux que j’ai choisis rappellent l’univers spectaculaire de certains paysages.


Mes yeux, ma vision de la vie
Philippe Savoie
Joaillerie
École de joaillerie de Québec

Tout jeune, j’ai dû accepter ma faiblesse de vision et me résigner à porter des lunettes. Je craignais de faire rire de moi. Ce fut une dure adaptation de vivre comme un myope. Je me trouvais idiot avec cette « béquille ».

Un passage important de ma vie a été d’accepter cette réalité et de considérer mes lunettes comme des amies qui me permettent de réaliser mes projets.

Grâce à mes lunettes, je peux profiter de la beauté qui croise mon chemin.

Je peux aussi contribuer à créer de la beauté autour de moi.

J’ai choisi de réaliser ces lunettes artistiques afin de démontrer l’importance du regard personnel sur l’art, tout en me permettant de redéfinir mon environnement.


De la campagne à la ville
Guillaume Crête
Lutherie
École nationale de lutherie, Québec

Espace vert à perte de vue, douce brise fraîche caressant les feuilles de mes bouleaux et érables, parfum et chant d’oiseaux des plus exquis… me voilà, entouré de toutes ces merveilles et d’une seconde demeure. Toute cette jeunesse passée dans les bois, ces constructions et sculptures en bois qui m’ont permis d’exploiter ma créativité, toutes ces journées assis à l’ombre d’un arbre où moi et ma guitare ne faisions qu’un. Voici que se reflètent dans mon violon ces courbes qui, comme des feuilles d’arbre, se font bercer au gré du vent. De plus, des incrustations de nacre viennent rappeler le miroitement du soleil sur les nombreux cours d’eau de mon patelin. La manifestation de la musique et l’intérêt que je porte aux instruments m’envahissent et m’amènent dans un autre univers où droiture, restriction et construction grisonnante font acte de pâturage. La ville est maintenant la lutherie de ma vie. Mon violon, avec ses lignes juxtaposées, bien symétriques et son corpus central envahi d’ailes, représente une construction urbaine significative de cette période bucolique.


De la mort à la renaissance
Thème de mon violon électrique
Dave Lebel
Lutherie
École nationale de lutherie, Québec

Selon moi, l’apogée de la créativité humaine a lieu pendant l’enfance. Sous le signe de l’insouciance, de l’émerveillement et de l’absence de responsabilités, je n’avais d’autres intérêts que celui de mon imaginaire. Puis est survenue l’adolescence, avec sa brutale révélation de la réalité et ses profonds questionnements venant ternir cette pureté créative. Découvrir la pure beauté du violon et de la lutherie m’a fait l’effet de renaître de mes cendres, embrassant un nouveau feu, vifs souvenirs de mon enfance.

Pour mon violon électrique, j’ai choisi d’exprimer ces idées en m’inspirant de l’époque gothique. Époque de formes lourdes et pointues, à la fois sombre et lumineuse, présentant une telle harmonie dans ses paradoxes qu’elle laisse entrevoir une renaissance.


L’art émergeant de l’inconscient
David Gauthier
Design de présentation
Cégep de Rivière-du-Loup

Synopsis
Le moment de passage représenté prend naissance quand je suis en transe lors d’un acte artistique. Toute l’action se produit à l’intérieur de moi dans un espace intemporel. Cette transe me nourrit d’une réflexion intérieure unissant mon être conscient et inconscient. Assis, regardant le néant, je sens monter en moi l’énergie comme la sève d’un arbre au printemps. Avant même l’achèvement de cette transe, la toile blanche immaculée ne peut être différente, elle est déjà existante. Ces instants sont passagers pour moi. Ils sont tellement concentrés et apportent l’éclosion d’un acte artistique si inné que chaque fois, il en résulte quelque chose d’unique. L’idée directrice du projet se définit en une pensée : l’art émergeant de l’inconscient.

Concept
J’ai mis en scène mon corps de manière à ce qu’il suggère la transe qui m’hypnotise. Pour ajouter du sens à la mise en scène, une masse de peintures, composée des couleurs primaires, coule en moi. L’écran situé derrière trouve son sens à travers la symbolique de la toile vierge pour l’artiste. Celle-ci est suspendue dans le vide pour saisir l’aspect d’intemporalité et l’émergence de l’inconscient. Au dos du tableau, on peut voir une esquisse représentant la projection de l’œuvre de l’artiste, lors du moment de réflexion. La fibre optique met en scène l’installation, tandis que le fluorescent sert à accentuer le blanc de la toile, créant ainsi un certain contraste. Cette organisation symbolise le passage de l’être vers la démonstration de ce qu’il a créé.


Quitter son milieu familial
Richard Dumont
Graphisme
Cégep de Sainte-Foy

J’ai choisi ce rite de passage universel dans le but de comprendre un peu plus ma situation présente et le chemin que j’ai parcouru pour en arriver là. Qu’est-ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui et qui détermine en grande partie ce que je serai demain? Je suis rendu au moment de ma vie où je dois choisir seul ce qui sera le meilleur pour moi. J’ai présentement 20 ans et je m’apprête à quitter mes parents pour aller vivre ailleurs. Je planifie mon avenir. Je spécule sur des chemins n’offrant aucune garantie de réussite ou d’échec. Ma vie est comme une esquisse au plomb. Des idées d’avenir prennent forme pour ensuite être développées, mises de côté ou effacées. Cette période est assez angoissante, mais j’adore esquisser.


Quinze ans est un âge de transition
Mélanie Blanchette, Anne-Sophie Guay, Sylvie Roy
Design de mode
Campus Notre-Dame-de-Foy, Saint-Augustin-de-Desmaures

Naître, grandir, vieillir… voici l’enfance.
Passé, présent, futur… voici la vie.
Nous sommes la somme de toutes nos premières fois.
On naît, on découvre. On grandit, on expérimente et on apprend.
Quinze ans est un âge de transition.
C’est le moment de l’adolescence qui confirme
Notre être et qui offre une décision
Cruciale et décisive de la vie,
Puisqu’on choisit de rester enfant
Ou de passer à la maturité adulte.
C’est l’instant de trier nos
Souvenirs et de les classer pour en faire
Les outils de nos futures réussites.
C’est une étape qui mérite d’être soulignée
Et ensuite, « passons à l’autre étape ».


Fragments d’absolu
Marielle Bouchard
Sculpture
Maison des métiers d’art de Québec

Le rite de passage que j’exprime avec ma sculpture est, au-delà du passage de la mort elle-même, celui de l’existence, passage qui mène à cet aboutissement. Je travaille avec tout le processus de vie en y englobant la mort.

Nous avons tendance à nier la mort, mais elle fait partie de nous, qui sommes vie. Ce thème me touche et me rejoint beaucoup. Il sera toujours actuel et il est très pertinent pour moi en ce moment. Il me permet de toucher l’essentiel et de m’interroger sur le pourquoi. Pourquoi arriver pour repartir. Vivre en un processus qu’il semble difficile à cerner. Mais pour donner sens à la mort, il faut vivre. Sans vie, rien ne tient.

C’est pour tout cela que les éléments forgés semblent en apesanteur, solidement rivetés les uns aux autres, portant leur cheminement exclusif à travers celui de tant d’autres.


Siège individuel
Alexis Lepage
Sculpture
Maison des métiers d’art de Québec

C’est en observant les autres que j’ai bâti mon identité.

Je vous présente un lieu de passage : des fauteuils, côte à côte. Ces derniers sont l’allégorie de tous ces individus muets qui se fondent dans leur siège de salle d’attente, d’autobus ou d’autres lieux. C’est la solitude que l’on sent par rapport à la collectivité. Mais cette solitude n’est pas passive. Il en émane un langage non verbal, des attitudes, des allures.

Je m’affirme dans ce silence, je me compare, je regarde, je m’identifie. Eux aussi. Nous sommes une collectivité assise qui exécute un rituel immobile. Nous nous montrons à la face du monde et nous l’observons.

Tous à l’état fauteuil.
L’esprit à l’état fauteuil.


Désordre maritime
Danielle Bourgeois
Céramique
Maison des métiers d’art de Québec

Traversée d’une rive à l’autre, la mer comme moyen de transport. Avec un peu de chance, retour sur la grève qui a doucement bercé mon enfance. Un jour… peut-être.

La transition d’une étape à une autre de l’existence peut parfois tout bouleverser.

Ces pièces, débris venus de moi comme par marée basse, expriment le passage de ma campagne d’origine à la ville… le savoir technique acquis mis au service de l’instinct et de la spontanéité créatrice.

Mais ici, je ne fais qu’une escale. J’en suis certaine, on revient toujours à la mer qui nous a portés. La vague revient mourir sur le rivage qui l’a vue naître et son passage se grave dans le sable et le temps.

Notre vie est toujours emportée par le temps, qui ne cesse de nous échapper.
(Bossuet, Panéyrique de Saint-Bernard)

Si le chagrin comme le feu produisait de la fumée, l’univers en serait à jamais obscurci.
(Sharid de Balkh, poète persan du IXe siècle)

Dieu est un fumeur de havanes. C’est lui-même qui m’a dit que la fumée envoie au paradis.
(Serge Gainsbourg)


LES MENTIONS


Enfance ne me quitte pas…
Véronique Larose
Graphisme – design 3D
Collège Ahuntsic, Montréal

Montréal Il n’y a pas si longtemps, j’ai atterri dans l’univers vaste et blanc des adultes. Tout ce qui m’importait enfant est tout à coup devenu sans importance et parfois même invisible. J’ai pris conscience d’une tout autre réalité. Mon univers a basculé et il est apparu en moi une peur démesurée de grandir. J’ai décidé de préserver tous mes plaisirs d’enfant pour ne jamais les oublier, une fois devenue grande. Je ressens quelquefois un besoin de m’évader de la rationalité et de la sale propreté du monde des adultes dans lequel je me sens bien souvent perdue. J’ai toujours avec moi mon petit abri, l’enfance, pour trouver un certain réconfort dans la vie adulte.

Les jours de pluie, ne me cherchez pas, je suis très occupée… L’enfance ne m’a jamais quittée.


Identité…
Éric Laflamme
Graphisme – design 3D
Collège Ahuntsic, Montréal

L’homme et la femme, deux entités distinctes mais aussi deux facettes qui, réunies en chacun de nous, constituent notre personnalité. L’une des deux, souvent plus visible, est notre enveloppe charnelle, mais l’autre occupe tout de même une partie importante de notre âme et conscience. C’est ce que l’on nomme « le côté féminin ou masculin ». Certaines personnes de notre entourage possèdent d’ailleurs un second côté plus important et le savent bien. D’autres le recherchent encore. Ces personnes, on parle ici des homosexuels, des travestis et même des transsexuels, ont pris leur place dans notre société en affirmant sans peur leur identité.

En réalité, rien ne nous différencie. Comme eux, nous avons développé notre identité…


Le tricotin
Karine Lachance

Joaillerie
École de joaillerie de Montréal

La création est une passion qui m’habite depuis l’enfance. J’ai toujours aimé et eu besoin de réaliser des choses de mes mains que ce soit par le dessin, le bricolage, la confection d’objets, etc. Aujourd’hui, j’en fais un métier et c’est par mon bracelet que j’ai voulu faire disparaître l’amusement et l’habileté que j’ai à travailler le métal en utilisant une technique de ma jeunesse, le tricotin*.

* tricotin : cylindre vide réalisé à partir d’un fil qu’on enroule autour de clous préalablement enfoncés sur une bobine de fil.


Mon envol
Benédicte Séguin
Joaillerie
École de joaillerie de Québec

Dans mon enfance, mon film préféré était Peter Pan. Mes rêves étaient animés par l’envol spectaculaire de ce petit lutin qui me faisait penser aux oiseaux avec sa courtoisie, sa liberté et son vol élégant.

Mon projet est axé sur le thème de la liberté de vivre, de s’exprimer et d’agir conformément à ses valeurs.

C’est ma mère qui a inspiré l’objet de ma création, car elle a une écriture magnifique, élégante et harmonieuse.

Les objets d’écriture donnent la liberté de renouer avec un art qui se perd.

Aujourd’hui, nous sommes en pleine révolution de l’écriture alors qu’à l’origine, l’art de la calligraphie était un talent envié.

J’ai donc réalisé quatre « plumes-oiseaux », symboles d’indépendance, de liberté d’expression et de poésie :
• le geai bleu
• le colibri
• le grand héron
• l’autruche


Immondis
Sophie Simard
Design de mode–accessoires
Campus Notre-Dame-de-Foy, Saint-Augustin-de-Desmaures

Au faîte de mes 15 ans, la Terre est lourde sur mes épaules.
On a semé une graine en moi qui creuse ses racines à travers ma conscience et ma responsabilité de terrienne.
L’humanité est suicidaire; pas moi.
Je devrai donc me battre, sans relâche, pour la vie.
Je devrai la choisir, chaque jour, dans chacun de mes gestes.
Je devrai gravir la montagne de l’immonde, en traçant mes propres sentiers, dans l’espérance d’un monde meilleur.

Immondis, c’est le rite de passage du rebut à l’œuvre d’art,
Du je-m’en-foutisme à la conscience écologique,
De l’inertie à la vie.

Pour que la possession destructrice de notre planète se mue en un éclairage équilibré,
réutilisons, recyclons, plantons, renouvelons, réduisons, organisons, dansons en rond,
car ainsi font, font, font tous ceux qui sèment…


Fluidité
Melvyn Florez
Sculpture
Maison de métiers d’art de Québec

Cette sculpture fait allusion à un rite de passage lié à mon histoire personnelle. En créant cette pièce, j’ai fait appel à la fois à des techniques acquises en joaillerie et en sculpture. Ma connaissance de la technique en joaillerie est aléatoire. Je l’ai apprise avant de commencer mes études en sculpture. Les parties tournées symbolisent un présent plus formel et plus sculptural. L’ensemble schématise mon passé comme bijoutier et mon présent comme sculpteur dans une symbiose tridimensionnelle et organique. Cette œuvre interpelle la transition de la pratique de la joaillerie à celle de la sculpture, passage au travers duquel ma créativité s’acharne et s’approfondit.

Renseignements :
Serge Poulinn [418] 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 7 octobre 2003


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