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1690, UNE ÉPAVE QUI RACONTE
RÉVÈLE LA PLUS IMPORTANTE DÉCOUVERTE ARCHÉOLOGIQUE DU QUÉBEC


Plongeur avec un pistolet
Le 24 décembre 1994, le plongeur Marc Tremblay trouve son cadeau de Noël, non pas au pied de l’arbre mais dans trois mètres d’eau salée face à sa résidence de l’Anse aux bouleaux sur la Côte-Nord! Imaginez sa surprise : une épave de navire regorgeant d’objets de toutes sortes – fusils, épées, bouteilles, ustensiles, souliers – attendait d’être déballée depuis 300 ans. Le Musée de l’Amérique française invite le grand public à venir voir ce qui s’est révélé comme étant la plus importante découverte archéologique au Québec dans l’exposition 1690 L’attaque de Québec… Une épave raconte, du 13 novembre 2002 au 25 janvier 2004. Cette exposition est une réalisation de Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, en collaboration avec Patrimoine canadien, Parcs Canada, le ministère de la Culture et des Communications et le Centre de conservation du Québec.

Après de nombreuses interventions et de fructueuses recherches, archéologues et chercheurs sont unanimes : l’épave retrouvée est celle du Elizabeth and Mary, un navire de 15 mètres – sur lequel s’étaient entassés une cinquantaine de miliciens – qui faisait partie de la flotte de l’amiral William Phips venu attaquer Québec en octobre 1690. L’épave est sérieusement abîmée en raison de l’érosion continuelle et du mouvement des fonds marins et des glaces, en plus d’être située en eau peu profonde. Mais les 4 000 pièces retrouvées sont dans un état de conservation exceptionnel, jetant une lumière nouvelle sur toute une époque! La richesse et la variété des artefacts font de cette collection l’une des meilleures sources de référence sur la vie du XVIIe siècle, notamment en Nouvelle-Angleterre. Il faudra encore dix ans aux experts pour analyser et restaurer l’ensemble des artefacts du Elizabeth and Mary. L’aventure ne fait que commencer…

Salle de l'exposition
Une exposition vivante et moderne pour une épave très ancienne
« À Québec, le Musée de l’Amérique française demeure le lieu par excellence pour présenter une exposition si riche en histoire. Non seulement parce qu’il est situé sur l’un des sites témoins de la grande bataille de 1690, mais parce que ce Musée, issu de la plus ancienne pratique muséale au Canada, se veut un lieu de mémoire des hommes et des femmes qui ont bâti l’Amérique française », a affirmé madame Claire Simard, directrice générale du Musée de la civilisation.

Empreinte d’une lumière bleue rappelant les eaux tumultueuses du Saint-Laurent, l’exposition 1690 L’attaque de Québec… Une épave raconte présente plus de 200 de ces artefacts fort représentatifs de l’ensemble du contenu de l’épave : vaisselle (marmites, écuelles, cuillères), instruments de navigation (compas, sondes), armes (fusils, épées, munitions) et objets personnels (pipes, souliers, boutons). Quant au contexte historique, il est livré, grâce à la technologie, par les acteurs eux-mêmes. Les célèbres : le comte de Frontenac, Sir William Phips, Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal. Les moins connus qui racontent comment ils ont vécu les événements comme Sarah Moseley, épouse de l’un des miliciens disparus, pour qui les répercussions de ce naufrage ont été tragiques tant sur sa vie personnelle que sur celle de la petite communauté de Dorchester.

En complément à toute cette histoire, les visiteurs s’initieront au monde fascinant de la découverte archéologique mettant en lumière le travail des différents intervenants. Ces derniers ont relevé l’immense défi que représentaient ces objets issus de l’eau salée du Saint-Laurent après plus de 300 ans d’immersion.

1690 L’attaque de Québec… Une épave raconte, une exposition captivante présentée du 13 novembre 2002 au 25 janvier 2004 au Musée de l’Amérique française, situé au 2, côte de la Fabrique. Cette exposition est une réalisation de Pointe-à-Callière, musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, en collaboration avec Patrimoine canadien, Parcs Canada, le ministère de la Culture et des Communications et le Centre de conservation du Québec.



Renseignements :
Agnès Dufour, [418] 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 12 novembre 2002


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