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TÉLÉROMANS

La famille Plouffe ressemblait-elle à la vôtre? Avez-vous logé à La pension Velder ? Vous êtes-vous laissés conter de Belles histoires des pays d'en haut ? Préférez-vous habiter une Chambre en ville, un 4 et demi ou un Triplex à Montréal P.Q. ? Si, semaines après semaines, années après années, les grandes histoires du petit écran ont fait vibrer vos cordes sensibles, l'exposition Téléromans, présentée au Musée de la civilisation à Québec, du 11 décembre 1996 au 8 février 1998, ne manquera certes pas de vous passionner!

Le Québec produit beaucoup, beaucoup de téléromans. Et le public québécois, lui, les suit allègrement. Depuis les tout premiers débuts de la télévision chez nous, les téléromans constituent un phénomène culturel et social important, voire même un phénomène presqu'unique dans la production télévisuelle mondiale. Le téléroman est, au même titre que la chanson, un reflet de notre identité culturelle.

L'exposition, destinée au grand public, offre une autre façon de voir ces productions. Elle permet de mieux connaître les comédiens, de découvrir les auteurs et les équipes de réalisation des téléromans et d'en apprendre beaucoup sur l'évolution du genre et ses caractéristiques. L'exposition permet aussi de voir ou de revoir des extraits des téléromans qui ont captivé tant de Québécois et de Québécoises depuis plus de quarante ans par le truchement du petit écran.

[ La Petite vie ]

Le vrai lit de « pôpa et môman »
Le téléroman... De maman Plouffe à Môman
Dans un premier temps, l'exposition présente sur grand écran, un spectacle audiovisuel original et surprenant - commenté non sans humour par la comédienne Dominique Michel - qui nous fait découvrir l'histoire du téléroman au Québec, de La famille Plouffe à La petite vie : son origine, son impact et sa popularité.

Tout autour de cet espace de projection, de nombreuses photographies et des extraits de téléromans choisis parmi les plus marquants des cinq dernières décennies sont présentés.
Trois téléromans reçoivent un traitement particulier : La famille Plouffe, le tout premier téléroman ; celui qui a duré le plus longtemps, Les belles histoires des pays d'en haut ; et le téléroman qui a connu la plus grande cote d'écoute, La petite vie, un espace où on présente, entre autres, le vrai lit de « pôpa et môman ».

Le téléroman : ses artisans
Les coulisses de la télé ont toujours eu un côté fascinant pour le public. Pour attiser cette curiosité, l'exposition nous amène à découvrir ce qui se passe derrière le petit écran. Ici, le visiteur circule dans des lieux scénographiés, une sorte de voyage dans le monde de l'écriture et de ses auteurs, celui de la réalisation incluant l'équipe et les comédiens. Pour effectuer ce voyage, le Musée a évoqué un plateau de tournage, une régie et une loge de maquillage. On retrouve notamment le décor du bureau et du « living » de Madame Félix dans Montréal. P.Q.

Des objets, des photographies et des documents audiovisuels, dont des entrevues originales faites avec des auteurs, des réalisateurs et des comédiens, agrémentent le parcours et nous font partager la passion et les émotions des artisans de ce genre télévisuel unique.

Le roman du téléroman
En dernière partie, le visiteur peut apprécier, sous un autre angle, les personnages qui donnent vie aux téléromans. Il découvre de quoi se composent toutes ces histoires et ces intrigues télévisuelles qui nous captivent depuis plus de 40 ans. Dans cette portion de l'exposition, on retrouve avec joie un grand nombre de photographies et des objets variés (le chapeau de Cré Basile, la veste de Xavier Galarneau (L'Héritage), la robe de mariée de Caroline (Chambres en ville), une robe d'Émilie Bordeleau (Les filles de Caleb), cinq vestons de Mario Duquette (Du tac au tac), la pipe et le bonnet de Mémère Bouchard (Le temps d'une paix), les gants de boxe de Maurice Milot (Rue des Pignons), la robe de chambre de Jean-Paul Belleau (Les dames de coeur), un corsage de Véronique Godard (Les forges de St-Maurice), le chandail de hockey de Pierre Lambert (Lance et compte) et quoi encore!
 
À travers un enchaînement rythmé d'extraits audiovisuels, c'est l'occasion de revoir des scènes surprenantes, émouvantes sur les thèmes de la liberté, de l'amour et du pouvoir.

Enfin, un jeu interactif nous invite à se rappeler certains « patois » des personnages de nos téléromans préférés. Vous souvenez-vous qui disait : Souffrance!, Hell de hell!, Qu'o qu'à fait là, là?, Sort humain!, Chère!, Viande à chien!, Chocolat!, Ostein de boeuf!, Cercueil!, Bouleau noir!, Never mind!, etc.?

[ La famille Plouffe ]
Quelques costumes de Cormoran (1990-1994)
Le temps d’une paix (1980-1986)
Entre chien et loup (1984-1992)

Téléromans, une grande exposition à voir, à entendre et à apprécier au Musée de la civilisation, du 11 décembre 1996 au 8 février 1998. L'exposition est commanditée par Trust et Banque Laurentienne et réalisée grâce à la collaboration spéciale de la Société Radio-Canada et la participation du Réseau TVA, de l'Union des artistes (UDA) et de la Société des auteurs, recherchistes, documentalistes et compositeurs (SARDEC).

À l'occasion de l'exposition Téléromans, le Musée de la civilisation coédite, avec les Éditions Fides, De La famille Plouffe à La petite vie. Les Québécois et leurs téléromans, de Jean-Pierre Desaulniers, sous la direction de Marie-Charlotte de Koninck, dans la collection Images de sociétés.

Serge Poulin, (418) 643-2158
Relations publiques et communications

Émis le : 10 décembre 1996.

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© Musée de la civilisation