2.1.2 Jalonnement
Jusquen 1880, le propriétaire dune terre agricole au Québec détient les droits sur les substances minérales du sous-sol. Tant que les exploitations minérales demeurent occasionnelles et de petite taille, personne ne sen plaint : ni les agriculteurs de la Mauricie pour le fer des marais utilisés aux Forges du Saint-Maurice, ni les agriculteurs de la Beauce pour les pépites dor découvertes près du ruisseau Gilbert, ni dautres agriculteurs de lEstrie pour le cuivre.
Avec la découverte de mines damiante et de phosphate à la fin des années 1870, il devient indispensable de rendre accessible de façon ordonnée le sous-sol aux futurs exploitants miniers et dassurer un contrôle gouvernemental de sa mise en valeur à des fins de réglementation et de taxation.
La première loi des mines de 1880 établit la propriété du Gouvernement du Québec sur le sous-sol de toutes les terres non encore acquises par des particuliers et prévoit les modalités daccès des prospecteurs aux territoires qui contiennent des minéraux et métaux de valeur commerciale.
Muni dun certificat de mineur, le prospecteur doit marquer et mesurer ce territoire selon des règles bien précises et y apposer des plaques fournies par le Ministère confirmant ses droits sur le claim.
Plaque métallique de piquet de claim,1934.
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Graphotype, XXe siècle.
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Presse, XXe siècle.
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Généralement, le prospecteur soumet des échantillons au laboratoire du Ministère et, sur la foi de résultats positifs, cherche à intéresser des exploitants miniers à sa découverte, de sorte que plusieurs claims constituent la base dune future mine en exploitation.
La loi autorise le prospecteur à se faire réserver un bloc de territoire, un claim, pour une durée limitée à charge dy effectuer des travaux dexploration.