2.2.5 Levés géophysiques

De tout temps, les géologues et prospecteurs n’ont accès qu’aux roches qui affleurent en surface pour déterminer la présence de minéraux et de métaux de valeur. Toutefois, ils aimeraient bien disposer de l’équivalent de la baguette du sourcier pour savoir où, dans le sous-sol, se trouvent l’or, le cuivre ou le fer tant convoités.

La baguette du sourcier

La baguette du sourcier.

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Plusieurs d’entre eux ont déjà constaté qu’en présence de fer magnétique (magnétite), leur boussole s’affole. Ils notent aussi que l’uranium fait réagir les premiers compteurs Geiger mis en service dans les années 1930.

Compteur Geiger

Compteur Geiger.

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À compter du milieu des années 1920 en Abitibi, géologues et prospecteurs commencent à utiliser des magnétomètres pour repérer et délimiter les zones de minéralisation métallique.

Magnétomètre.

Magnétomètre.

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Appelée à l’époque « prospection électrique », cette technique permet de compenser la rareté d’affleurements dans des régions marécageuses couvertes de « mousse de tourbe ».

Avec le développement dans les années 1940 de magnétomètres plus perfectionnés, capables de sonder différents types de terrains et surtout aéroportés à compter de 1946, la Commission géologique du Canada peut entreprendre et réaliser une cartographie géophysique générale du Canada.

Pendant 20 ans, de 1962 à 1982, le Gouvernement du Québec participe et devient même maître d’œuvre du programme fédéral de levés dits aéromagnétiques plus détaillés sur l’ensemble du territoire québécois. Cette cartographie, rendue publique rapidement, permet d’orienter les relevés des entreprises privées d’exploration.

À l’échelle du prospecteur, des détecteurs de métaux à piles utilisés dans les années 1950 permettent aussi de repérer les métaux à de faibles profondeurs.

Détecteur de métaux.

Détecteur de métaux.

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