|
Au XIXe siècle, la plupart des mines prennent la forme dune exploitation à ciel ouvert et il nest pas fréquent dy creuser un puits de mine. Seulement quelques exploitants miniers québécois entreprennent de poursuivre à des grandes profondeurs la mise en valeur de leur gisement par des puits et galeries souterraines. Lexemple québécois le plus remarquable demeure la mine de cuivre Eustis (1865-1939), située près de Sherbrooke, qui dépasse les 600 m dans les années 1890, les 1000 m dans les années 1910 et finalement les 2000 m dans les années 1930.
Les conditions dexploitation y sont particulièrement difficiles et les mineurs doivent descendre dans le puits par des échelles pour rejoindre les galeries puis, éventuellement, par un chariot monte-charge.
Dans le Nord-Ouest québécois des années 1920 et 1930, le creusage dun puits de mine devient la première opération de mise en valeur dun gisement et celle qui donne accès à la ressource minérale. Un treuil dabord rudimentaire permet la descente des travailleurs et lévacuation des matériaux dégagés dans le fonçage du puits.
Le puits et les galeries qui sy rattachent offrent aux mineurs un milieu de travail dangereux et sans lumière. La protection de la tête devient rapidement une nécessité et les casques caractéristiques des mineurs servent à les protéger de leau qui ruisselle, des débris rocheux qui se détachent et des chocs à la tête lors des déplacements.
La chandelle de suif, puis la lampe à lhuile, au carbure ou électrique, accrochée au casque ou suspendue par un crochet à proximité du lieu de travail, assurent un éclairage indispensable à la conduite des travaux miniers.
À mesure que lexploitation sapprofondit, les installations mécaniques du puits se développent à la mesure dune circulation intense des travailleurs, des matériaux de déblaiement et des minerais remontés pour être traités. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||