3.2.1 Puits de mine

Au XIXe siècle, la plupart des mines prennent la forme d’une exploitation à ciel ouvert et il n’est pas fréquent d’y creuser un puits de mine. Seulement quelques exploitants miniers québécois entreprennent de poursuivre à des grandes profondeurs la mise en valeur de leur gisement par des puits et galeries souterraines. L’exemple québécois le plus remarquable demeure la mine de cuivre Eustis (1865-1939), située près de Sherbrooke, qui dépasse les 600 m dans les années 1890, les 1000 m dans les années 1910 et finalement les 2000 m dans les années 1930.

Des travaux détaillés d’arpentage permettent de localiser avec précision le puits à creuser sur la concession minière.

Théodolite, vers 1890

Théodolite, vers 1890.

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Les conditions d’exploitation y sont particulièrement difficiles et les mineurs doivent descendre dans le puits par des échelles pour rejoindre les galeries puis, éventuellement, par un chariot monte-charge.

Descente dans la mine, 1862

Descente dans la mine, 1862.

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Dans le Nord-Ouest québécois des années 1920 et 1930, le creusage d’un puits de mine devient la première opération de mise en valeur d’un gisement et celle qui donne accès à la ressource minérale. Un treuil d’abord rudimentaire permet la descente des travailleurs et l’évacuation des matériaux dégagés dans le fonçage du puits.

Canadian Malartic Gold mines Ltd, les premiers équipements de 1928

Canadian Malartic Gold mines Ltd, les premiers équipements de 1928.

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Le puits et les galeries qui s’y rattachent offrent aux mineurs un milieu de travail dangereux et sans lumière. La protection de la tête devient rapidement une nécessité et les casques caractéristiques des mineurs servent à les protéger de l’eau qui ruisselle, des débris rocheux qui se détachent et des chocs à la tête lors des déplacements.


Casque de mineur, vers 1917

Casque de mineur,
vers 1917
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Casque de mineur, vers 1940

Casque de mineur,
vers 1940
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Casque de mineur, 1992

Casque de mineur, 1992.

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La chandelle de suif, puis la lampe à l’huile, au carbure ou électrique, accrochée au casque ou suspendue par un crochet à proximité du lieu de travail, assurent un éclairage indispensable à la conduite des travaux miniers.

Lampe de mineur, XXe siècle

Lampe de mineur,
XXe siècle.

Lampe à carbure de mineur, vers 1920

Lampe à carbure de mineur, vers 1920.

Boîte à carbure, vers 1930

Boîte à carbure,
vers 1930
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À mesure que l’exploitation s’approfondit, les installations mécaniques du puits se développent à la mesure d’une circulation intense des travailleurs, des matériaux de déblaiement et des minerais remontés pour être traités.