4.1.2 Grillage et fusion

Dans les mines métalliques, la chaleur doit intervenir pour poursuivre la concentration des métaux de fer, de cuivre ou d’or et éliminer les impuretés qui les accompagnent.

Les principes sont connus depuis des millénaires et impliquent du combustible et de l’air poussé par un soufflet.

Coupe d’un haut fourneau, vers 1750.

Coupe d’un haut fourneau,
vers 1750.

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Au Québec, les Forges du Saint-Maurice (1735 à 1883) représentent le meilleur exemple de ces forges anciennes qui réduisent le minerai de fer et du fondant dans des fours chauffés au charbon de bois.

Le complexe du haut fourneau des Forges du Saint-Maurice, 1880.

Le complexe du haut fourneau des Forges du Saint-Maurice, 1880.

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Dans le cuivre, l’expérience de fonte du cuivre au XIXe siècle au Québec commence à la mine Eustis (1865-1939) au moyen de techniques très artisanales : rôtissage dans des fours à ciel ouvert pour éliminer une grande partie du soufre par sa combustion, suivi d’une fonte pour augmenter la concentration du cuivre (entre 40 et 70 %) et expédié ensuite en matte aux États-Unis.

En activité depuis 1927, la fonderie de la Noranda devient le prototype de la fonderie de cuivre. Les concentrés, accompagnés de fondant et de minerais non concentrés, y subissent un grillage, dans des fours alimentés par l’oxyde de soufre contenu dans le minerai et par du charbon.

Fonderie de la Noranda, 1934.

Fonderie de la Noranda, 1934.

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Des fours à réverbère poursuivent la concentration du cuivre et il en résulte une matte prête à la conversion.

Dans les mines d’or comme Lamaque, des fours, plus modestes en comparaison, permettent la fonte de l’or en lingots d’une pureté variant de 80 à 90 %, expédiés ensuite pour affinage à presque 100 % à la Monnaie Royale du Canada à Ottawa.