4.1.3 Convertissage

À la Noranda, la matte en fusion contenant encore du fer et du soufre prend le chemin d’un convertisseur avec des fondants siliceux destinés à capter le fer, alors que le reste du soufre s’évapore après traitement par deux grandes cheminées.

Diagram of the Bessemer converter

Diagramme du convertisseur Bessemer.

Copper converter in operation, 1930

Convertisseur de cuivre en action, 1930.

Copper converter at Noranda, 1934.

Convertisseur de cuivre à la Noranda, 1934.


Au début des activités de la Noranda, le cuivre dit « blister » qui en sort atteint 98,5 % de pureté. Il est expédié aux États-Unis à la Nichols Copper de Laurel Hill, New Jersey pour affinage et séparation des métaux précieux associés (or, argent, sélénium et tellure).

Dès 1929, la Noranda commande la construction d’une affinerie de cuivre par procédé électrolytique à Montréal-Est, la Canadian Copper Refiners, avec mandat d’élever à plus de 99,9 % la pureté du cuivre pour répondre surtout aux besoins de l’industrie du transport de l’électricité. Ce marché en forte croissance amène d’ailleurs la Noranda à construire tout près la Canada Wire and Cable.

Terminée en 1931, l’affinerie de Montréal-Est favorise une intégration verticale complète des opérations de purification du cuivre de la Noranda et incite la compagnie à ajouter un four à anodes à la raffinerie de Noranda qui hausse la concentration en cuivre à plus de 99,4 %.


Anodes produites à la Noranda, 1934

Anodes produites à la Noranda, 1934.

Source

L’affinage des anodes à la Canadian Copper Refiners assure la récupération de l’or, de l’argent, du sélénium et du tellure, des sous-produits extrêmement rentables, surtout pour l’or dont la valeur excède même celle du cuivre pendant la grande dépression des années 1930.