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5.2.2 Restauration du site La restauration vise à redonner un aspect naturel au site exploité
en créant un écosystème semblable à celui
qui existait avant les activités minières.
Pour y arriver, on se fie aux données environnementales contenues dans le plan de restauration du site, élaboré avant la mise en chantier de la mine. Généralement, on commence par remblayer les surfaces décapées et les fosses. Puis, on procède au nivellement du sol et des pentes, de façon à minimiser l'impact sur le paysage. Dans certains cas, on va même jusqu'à aménager des terrasses que l'on recouvre de végétation pour masquer les parties visibles du site. Mais attention! La restauration de la végétation suppose la présence de plantes indigènes. On doit éviter de transformer le site en une plantation à une seule espèce.
Le parc à résidus miniers demeure la composante la plus longue à restaurer. Les résidus et les eaux usées du parc sont traités pour éviter les problèmes de drainage minier acide, c'est-à-dire l'écoulement d'eau acide dans le sol. Pour ce faire, on utilise de plus en plus des bactéries et des plantes qui se nourrissent de métaux pour purifier l'eau. Un des mécanismes les plus efficaces consiste à filtrer les eaux d'écoulement des sites miniers dans un marais de rétention, c'est-à-dire un étang biologique où plantes et bactéries forment un écosystème qui se régénère de lui-même de façon naturelle. Le Canada se révèle un chef de file mondial dans ce domaine.
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