Jérôme Demers est né le 1
er août
1774. Ordonné prêtre le 24 août 1798, il
consacre cinquante-trois années de sa vie à l’enseignement.
Dès l’automne 1800, il est nommé professeur
de philosophie au Petit Séminaire de Québec et le
sera jusqu’en 1842. Ce cours comprend alors la logique, la
physique, la métaphysique et la morale. Il modifie les méthodes
d’apprentissage : désormais, il ne dicte plus
mais distribue aux élèves des notes de cours préparées.
Il rédige et fait imprimer ses propres notes en 1802,
en 1808 et en 1818. Elles seront également utilisées
par les Séminaires de Nicolet, de Saint-Hyacinthe et de
Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Polyvalent et autodidacte,
il consulte les livres de physique les plus récents, il
fabrique même des instruments de physique et se tient au
courant des dernières découvertes. Dès 1806,
il inaugure, avec Félix Gatien, un
museum qui
constituera ultérieurement le cabinet de physique. En 1835,
il publie son dernier recueil de cours de philosophie intitulé :
Institutiones philosophicae ad usum studiosae juventutis,
premier manuel de philosophie à être édité
au Canada français.
L’abbé Jérôme Demers occupera les postes
de directeur et de procureur du Séminaire ainsi que celui
de directeur du Petit Séminaire. Il enseigne l’architecture
à partir de 1828, cours pour lequel il publiera toutes
ses notes. Lui-même architecte, il se lie d’amitié
avec Thomas Baillairgé. Il n’hésite pas à
donner son avis sur divers plans de construction et dessinera
également ceux de l’église de son village,
Saint-Nicolas, de la cathédrale de Saint-Boniface au Manitoba,
et du Séminaire de Nicolet.