Louis-Jacques Casault est né le 17 juillet 1808. Élève
brillant, il termine, en 1828, son cours classique au Petit Séminaire.
Il est ordonné prêtre le 27 novembre 1831. Titulaire
de la chaire de physique de 1834 à 1854, matière désormais
séparée de la philosophie, il veille de près
au bien-être des pensionnaires et des autres élèves
en faisant agrandir la cour de récréation et embellir
les domaines de Maizerets (Québec) et de Petit-Cap (cap Tourmente).
Son instinct de pédagogue, jumelé à son désir
de perfectionner le programme d’enseignement, l’incite
à participer activement à la fondation de la première
université francophone en Amérique du Nord. Il analyse
soigneusement le fonctionnement des universités européennes
et publie même dans le journal des étudiants,
L’Abeille,
deux articles : l’un concernant l’Université
d’Oxford (17 et 24 janvier 1850) et l’autre sur
les Académies de France (30 mai, 5 et 20 juin 1851).
En 1851, alors supérieur du Séminaire, il met de l’avant
son projet. Il est ferme dans sa proposition : il s’agira
d’un établissement d’enseignement supérieur
dirigé par une seule autorité, le Séminaire.
Après de nombreuses discussions avec M
gr Ignace
Bourget, évêque de Montréal, le conseil du Séminaire,
présidé par l’abbé Casault, adopte le
10 mai 1852 le texte du projet de charte qui sera présenté
à la reine Victoria.
Visionnaire de son époque, il deviendra le premier recteur
de l’Université. Un des pavillons actuels de l’Université
Laval sur la cité universitaire lui rend hommage et porte
son nom.