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L'installation de...


 Salle d'exposition

Jean Airoldi

Jean Airoldi a privilégié une installation à caractère aérien, susceptible de symboliser une envolée, mais aussi une sorte d'alignement répondant à son désir d'une évolution allant du plus dénudé au plus habillé. La présentation des dessous offre une allure sexy, suggérant les formes sous le vêtement. Pas de mannequin, pas de tête, seulement les parties du corps que couvrent les pièces choisies.

Au-dessous des rideaux, qui visuellement accentuent cette envolée, sont suspendus des corps stylisés équidistants dont les différentes positions, de l'horizontale à la verticale, recréent un atterrissage imaginaire. Ces corps sont fabriqués dans un matériau contrastant avec les tissus qu'ils supportent.

À l'une des extrémités de l'implantation Airoldi se trouve la robe de mariée de Madame Wilfrid Laurier alors qu'à l'autre bout, juste en dessous de la première pièce de l'envolée, est présentée sur un mannequin stylisé la création du designer. Celle-ci est orientée vers l'alignement, faisant ainsi corps avec l'ensemble tout en occupant une place privilégiée qui la distingue des vêtements de la collection.

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 Salle d'exposition

Hélène Barbeau

Hélène Barbeau souhaitait que l'on puisse circuler dessous ou derrière sa pièce et que le visiteur y découvre quelque chose ou puisse y vivre une expérience particulière. La présentation en hémicycle des robes choisies par la designer, favorisant une proximité avec le visiteur, permet d'admirer toutes les textures, les coloris et les motifs qui ont charmé Barbeau. De plus, face aux robes et juste au-dessous de la création, le visiteur peut voir de près les divers accessoires qui ont charmé la designer.

Cette installation, complétée par un tissu suspendu épousant la forme de l'hémicycle proposée par la disposition des robes de la collection, joue de rondeur et de hauteur. Elle répond notamment à celle de Saint-Pierre, également en rondeur et où la pièce créée est sculpturale. Elle présente des analogies avec l'úuvre en hauteur de Poitras et les vêtements colorés de Chenail. Elle offre également une perspective intéressante à proximité de la ligne créée par l'installation d'Airoldi.

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Aussi à voir : sa création en virtuel (292K), son installation en virtuel

 Salle d'exposition

Line Bussière

L'installation de Bussière se compose principalement de cinq espaces-niches constituant autant de « tableaux » différents offerts au visiteur.

Disposés de gauche à droite derrière des pans de mur recouverts d'acier et de plus en plus inclinés, les « tableaux » présentent les objets de la collection d'abord en trois dimensions et sous vitrine, puis, peu à peu, en deux dimensions, voire même encadrés comme de véritables tableaux. Le premier « tableau » regroupe les vêtements et accessoires à caractère militaire; le deuxième réunit une veste de détente et des accessoires témoignant de l'élégance masculine d'hier; présentés plus à plat, de façon à constituer une sorte de « portrait de jour », les objets du troisième « tableau » sont le caleçon, la chemise de coton, le rasoir et son aiguisoir. Le quatrième nous offre la veste de marié; objet-souvenir précieux, elle est réellement encadrée.

La dernière niche se distingue particulièrement : elle fait émerger du cadre du tableau la création de la designer et les pièces qui l'ont inspirée, en une sorte de mise en relief tridimensionnelle évoquant le premier tableau mais se révélant ici plus librement, sans réelle entrave. Comme l'est peut-être devenue la mode masculine au fil du temps!

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 Salle d'exposition

Christian Chenail

Son installation recrée dans l'espace le concept du bouquet de fleurs à la base de sa sélection de vêtements.

La scénographie s'appuie donc ici sur un regroupement suggérant un bouquet de robes, sorte de pyramide inversée faisant référence visuellement à l'installation de Poitras et s'opposant d'une certaine façon à l'alignement qui caractérise celle d'Airoldi.

Le bouquet est formé de robes présentées sur des mannequins fantômes, c'est-à-dire qui procurent toute la forme et le volume originels de chaque robe, mais sans recourir à des têtes, bras ou jambes apparents. Les mannequins sont munis de piètements de métal qui constituent les tiges florales.

De chaque côté, à la base du bouquet, chacune des créations originales de Chenail est disposée; elles sont donc distinctes de l'ensemble par leur emplacement.

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 Salle d'exposition

Michel Desjardins

L'acier brut choisi comme matériau de base sert de toile de fond, offrant le contraste désiré pour faire ressortir la soie, la dentelle et le lin des pièces anciennes sélectionnées, tout en les mettant en valeur dans un environnement très moderne.

Devant une large bande d'acier, les corsages s'étalent côte à côte en une ligne horizontale s'achevant à chaque extrémité avec un deux-pièces de mariée. Cette horizontalité n'est brisée que pour laisser place à la création de Desjardins.

Deux vitrines reprenant la même forme sont en avant-plan, sous les corsages, et accueillent les accessoires. Le tout est sobre mais d'une élégance évidente.

L'horizontalité de cette installation s'oppose visuellement à la verticalité qui marque celle de Poitras. Elle présente une affinité avec l'alignement d'Airoldi en regroupant les vêtements sur une même ligne, mais en diffère par la présentation des pièces plus près du sol.

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Véronique Miljkovitch

La configuration de son espace adopte la rondeur souhaitée par la designer; la forme en hémicycle propose une sorte de volute dont l'extrémité reçoit sa création. S'inscrivant dans la continuité en offrant une vision contemporaine inspirée des vêtements anciens qui la précèdent, la création de Miljkovitch occupe ainsi une place symbolique en fermant cet espace.

Les pièces issues de la collection, installées dans cinq vitrines, sont vues de très près par le visiteur qui déambule devant cet aménagement. Ces vitrines sont parées d'un revêtement en acier dans lequel est découpée une forme évoquant encore une fois la rondeur et par laquelle le visiteur voit les vêtements. L'utilisation du métal fait, ici comme ailleurs, contraste avec la beauté et la chaleur qui se dégagent des pièces de cuir ou de fourrure.

Afin de rappeler les grands espaces dans lesquels évoluaient les autochtones, l'arrière des vitrines laisse voir une grande toile évoquant le ciel et l'horizon par un jeu de lumière aux teintes bleutées.

Cet aménagement plus architecturé et en hémicycle répond à celui de Bussière, placé à l'autre extrémité de la salle. Ce sont aussi les seuls à présenter des vêtements pour hommes.

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Aussi à voir : sa création en virtuel (266K), son installation en virtuel (395K)

 Salle d'exposition

Jean-Claude Poitras

L'installation de Jean-Claude Poitras exprime la verticalité; l'aménagement de l'espace rend compte de ce mouvement aérien qui intéressait le designer.

Ainsi, sous sa création enveloppante, toute noire, située à quelque 12 pieds du sol, sont dispersés les vêtements de la collection aux teintes de beige et de blanc, suspendus de manière à évoquer une pyramide.

De part et d'autre du plan incliné d'où émergent les vêtements, on retrouve des vitrines encastrées contenant d'autres vêtements ou accessoires. À droite, de magnifiques éventails, un bonnet d'enfant et de petites bottines se marient aux beaux vêtements associés à des moments heureux et à des étapes de la vie. À gauche, d'autres pièces démontrent cette attirance qu'a Poitras pour les différentes cultures du monde.

Toute l'installation est placée devant un rideau suspendu. Ça et là, de courtes phrases d'auteurs connus ponctuent l'aménagement.

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Aussi à voir : son installation en virtuel (398K)

 Salle d'exposition

Marie Saint-Pierre

Impressionnée par l'entreposage des vêtements et les formes données dans les boîtes par le papier antiacide aux divers tissus, Marie Saint-Pierre a du coup cherché une présentation qui rendrait compte de sa propre découverte.

Ainsi, son installation recrée de façon stylisée ces boîtes d'entreposage. Disposées tout près les unes des autres, se chevauchant souvent, ces boîtes forment un large cercle autour duquel le visiteur circule pour admirer chacune des pièces sélectionnées.

La présentation est de ce fait inusitée pour un musée, mais voulue très esthétique afin de faire ressortir la beauté patinée des vêtements. L'éclairage venant du dessous de ce grand module circulaire émerge de chaque boîte, traversant le papier et offrant une lumière douce et texturée.

Du centre du module surgit la création de la designer, toute en hauteur et contrastant avec les pièces anciennes, davantage à plat et protégées dans des boîtes. L'éclairage met en évidence la transparence de la pièce originale, devenue une sorte d'incarnation des vêtements qui lui ont servi d'inspiration.

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©Musée de la civilisation, 1998