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Hélène Barbeau avait, dès le départ, une idée du vêtement qu'elle
désirait créer pour l'exposition, en l'occurrence une robe sculpturale.
Elle a vu dans ce projet l'opportunité de laisser son imaginaire
libre des contraintes habituelles de création, une occasion de
réaliser une pièce originale aux matériaux inusités, sans qu'il
soit nécessaire qu'elle puisse être portée ou vendue. Elle ne
voulait pas créer un vêtement, mais une sculpture qui représenterait
« l'idée des années vingt », une pièce pour le Musée qui serait
un travail de création pure.
Au moment de sa sélection de vêtements dans la collection, elle
recherchait donc surtout des robes, des coups de cúur surprenants
par la forme ou le matériau, qui aient une certaine transparence
et une coloration proche de ses teintes favorites, les verts,
les mauves, les couleurs froides.
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| Son choix s'est effectivement arrêté sur des robes, la plupart de l'époque charleston,
aux coloris souvent particuliers, parfois flamboyants, dont les
motifs ou les décors se révélaient intrigants et peu communs. L'époque
charleston lui plaît énormément, surtout pour la façon dont sont
travaillés les tissus : « c'est perlé, c'est fluide, les matières
sont intéressantes ». Elle a aussi parcouru avec grand plaisir
les étagères et les tiroirs logeant les accessoires liés aux vêtements.
Elle a choisi des objets sans lien aucun, mais qui l'ont tout
particulièrement étonnée et charmée. |
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