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Designer de mode pour hommes et seule représentante de ce secteur,
Line Bussière a donc cherché à sélectionner, dans la collection
du Musée, des vêtements portés par la gent masculine. Son seul
autre critère : découvrir et se laisser émouvoir.
La constatation que les vêtements pour hommes ont longtemps été
plutôt sobres et que c'est presque uniquement du côté militaire
qu'on trouvait une décoration élaborée l'a amenée à selectionner
quelques unes de ces pièces, dont une redingote et un bicorne
arborant des parements en argent recouvert de fils d'or.
Cherchant aussi à présenter des vêtements qu'on voit peu, elle
a choisi un caleçon et une chemise de coton d'inspiration asiatique,
ainsi qu'un « hakama », pantalon japonais, type de vêtement qu'on
connaît à peine ici mais qui fascine, notamment par sa forme,
tout en nous révélant un peu de cette culture orientale. |
Émue à l'idée que des gens aient vraiment porté ces pièces, Line
Bussière a eu plusieurs coups de cúur, dont un gilet de marié,
véritable objet-souvenir : une inscription à l'encre retrouvée
à l'intérieur, de même que sur le col, témoigne du côté précieux
de ce vêtement conservé comme souvenir de mariage d'un lieutenant
en 1839.
En ce qui concerne l'aménagement de son espace, la créatrice souhaitait
une approche où vêtements encadrés, peut-être même disposés sur
le sol, seraient présentés dans un environnement architecturé
où niches, arches et murs crépis patinés seraient présents. Le
désir de montrer sous un autre jour ces pièces de collection a
fortement animé la designer.
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